lundi 26 juin 2017

Le moi n'a pas souri au chômage en France

Fin mai 2017, la France  métropolitaine comptait  3 494 100 personnes inscrites à Pôle Emploi en  catégorie A.  2 066 700 personnes sont inscrites en ayant une activité réduite (catégories B, C). Le total atteint 5 560 800 personnes. Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,6 % en mai (+22 300). Sur trois mois, la hausse est de 0,9 %. En revanche, sur un an, une baisse de 0,8 % est enregistrée. 

pour les catégories A, B et C, la hausse est de 0,5 % en un mois, de 0,8 % sur trois mois et de 2,3 % sur un an.

 En France (y compris les départements et régions d'outre mer), le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 3 750 900 pour la catégorie A. Sur trois mois, il augmente de 0,8 % (+0,6 % sur un mois et –0,7 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s'établit à 5 864 000. Sur trois mois, il augmente de 0,8 % (+0,5 % sur un mois et +2,3 % sur un an).
Cette augmentation du chômage au mois de mai s'explique par la diminution du nombre de chômeurs en formation ou en maladie, baisse de 1 % ainsi que par celle du nombre de demandeurs d'emploi en contrats aidés (- 0,5 %). Les mesures prises par l'ancien gouvernement afin de passer la période électorale s'épuisent et conduisent à un phénomène de ressaut. Près de 1,8 million de personnes bénéficient d'un emploi aidé ou sont couverts par un dispositif de formation pour les demandeurs d'emploi. A fin mars, ces derniers étaient 276 000. 

Preuve que le marché du travail est plus dynamique, la durée du chômage a diminué de 10 jours en France métropolitaine) au mois de mai (13 jours pour l'ensemble de la France). Sur un an, la baisse est de respectivement de 16 et 17 jours. La durée moyenne est de 298 jours en France métropolitaine (300 jours ensemble de la France). 

L'amélioration de la situation économique si elle a pour conséquence de réduire les licenciements économiques, conduit aussi des personnes d'âge actif à se réinscrire à Pôle Emploi. Toujours en raison d'une augmentation des créations d'emploi, le nombre de personnes démissionnant pour retrouver un autre emploi augmente. Par ailleurs, les reprises d'emploi progressent de près de 3 %. 

Le nouveau gouvernement risque d'être incité à prendre des mesures afin de lisser les sorties des contrats aidés et des dispositifs de formation. Il pourrait néanmoins accepter le fardeau de cette hausse conjoncturelle en l'imputant aux prédécesseurs. Compte tenu de l'amélioration de la croissance et des créations d'emploi, une baisse du chômage devrait intervenir dans les prochains mois. 

jeudi 15 juin 2017

BFM Business : Intégrale Placement !


Reflux de l'inflation

Avec la baisse des cours du pétrole, l'inflation est en recul. Elle s'élevait, au mois de mai, en rythme annuel à 0,8 %. contre 1,2 % en avril.

Pour le mois de mai, l'indice des prix à la consommation (IPC) est resté stable, après +0,1 % le mois précédent. Corrigé des variations saisonnières, il se replie de 0,2 %, après avoir été stable en avril.


Sur le mois, les prix de l'alimentation,ont augmenté mais ont donc été  compensé par un recul des prix de l'énergie et, dans une moindre mesure, des prix du tabac. Les prix des services sont stables et ceux des produits manufacturés augmentent au même rythme que le mois précédent.

mercredi 7 juin 2017

Report de la retenue à la source pour éviter un télescopage

Le Premier Ministre a annoncé mercredi 7 juin le report au 1er janvier 2019 de la retenue à la source qui devait s'appliquer à compter du 1er janvier prochain. 
Cette décision a été motivée par le fait qu'il convenait de tester cette réforme qui pourrait générer un surcroît de charges de travail pour les PME. Elle vise surtout à éviter un télescopage avec la baisse des charges sociales, promesse phare du Président de la République. 

Ce report d'un an aboutit à supprimer l'année blanche 2017. De ce fait, tous les dispositifs de réduction d'impôt dont ceux relatifs à l'épargne retraite sont, cette année, opérationnels.  2018 sera donc  une année blanche (sauf en ce qui concerne les revenus exceptionnels) à moins qu'un nouveau report n'intervienne ou que la réforme ne soit abandonnée.

Le report de la retenue à la source évite donc de brouiller le projet d’Emmanuel Macron de suppression des cotisations d'assurance maladie (0,75 %) et des cotisations de chômage (2,4 %) compensée par la hausse de la CSG de 1,7 point. Au total, l’exonération de charges représente 3,15 % sur le salaire brut dans la limite de quatre fois le plafond de la sécurité sociale.
La hausse de 1,7 point de CSG  étant calculée sur 98,25 % du salaire brut aboutit à une  augmentation  de 1,67 %. Le gain cotisations sociales / CSG  serait donc, en moyenne, de 1,48 % pour un salarié en-dessous de 4 fois le plafond de la Sécurité sociale.*

exemples 
  • Un salarié rémunéré au SMIC améliore sa situation de 260 euros par an ;
  • Une personne rémunérée à 3000 euros brut gagne 533 euros ;
  • Une personne rémunérée 5000 euros brut gagne 888 euros.
Au-delà de quatre fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 12.872 euros par mois en 2016, la baisse des cotisations sociales du fait du plafonnement a un moindre effet.
Le gain de pouvoir d’achat est limité aux actifs. Les retraités ne payant pas de cotisation chômage supporteront la CSG sauf pour ceux qui sont exonérés et ceux qui bénéficient du taux réduit de 3,8 %. Pour les travailleurs indépendants et les fonctionnaires qui n’acquittent pas de cotisation chômage, des mesures spécifiques seront prises afin qu’ils puissent bénéficier d’une revalorisation de leurs revenus.
Par ailleurs, la hausse de la CSG touchera tous les autres revenus, mobiliers et immobiliers. Néanmoins, l'introduction du prélèvement libératoire de 30 % pourrait neutraliser ce relèvement.

mardi 6 juin 2017

Ecorama : les frais et l'épargne


Philippe Crevel pour Ecorama revient sur le sujet sensible des frais applicables en matière d'épargne.

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne - Juin 2017

SOMMAIRE 

L’Edito 

  • La protection sociale à l’épreuve des choix, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

Le Coin de l’épargne

  • L’épargne à l’heure de la présidence d’Emmanuel Macron
  • 4 764,7 milliards d’euros de patrimoine financier  pour les ménages français
  • L’épargne solidaire sème ses cailloux
  • L’éducation financière, une priorité !

Le Coin de la retraite 

  • Les retraités, leurs pensions et leur suppléments retraite

 Dossier : les retraités, leur épargne et leur retraite

  • Les retraités face à la retraite
  • Les retraités face à la dépendance
  • Les retraités face à l’épargne

L'Agenda du Cercle de l'Epargne 


Les Chiffres du Cercle de l’Épargne 

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

Augmentation du nombre de crédits de 6 % au mois d'avril

Les Français profitent des taux bas pour s'endetter. Ils craignent également une remontée des taux ce qui les incitent à demander au plus vite des prêts pour financer leurs projets immobiliers. Pour autant, les taux restent à des niveaux historiquement bas. 

Selon la Banque de France, le taux d'intérêt moyen des crédits à l'habitat augmente au mois d'avril de 1,57 %, après 1,54 % en mars et 1,50 % en janvier tout en se situant encore à un niveau très bas.

Les crédits à l'habitat aux particuliers accélèrent à nouveau (+ 5,6 %, après + 5,4 % en mars).

La production mensuelle de crédits à l'habitat baisse toutefois (+27,1 milliards d'euros, après +31,4 milliards en mars), principalement en raison de la diminution des renégociations dont la part dans les crédits nouveaux se réduit une nouvelle fois pour atteindre 50 % (après 52 % en mars).

La croissance des crédits à la consommation s'atténue très légèrement en avril (+ 5,5 %, après + 5,6 % en mars et + 5,9 % en février).

Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers augmente (+ 5,8 %, après + 5,6 %).

jeudi 1 juin 2017

Le marché automobile français toujours très dynamique

Avec 191 419 immatriculations en mai 2017, le marché français des voitures particulières a enregistré une forte hausse au mois de  8,9 % à nombre de jours identique (20 jours). Sur les cinq premiers mois de l’année, le marché s’est établi à 904 344 unités, en hausse de 3,3 % à nombre de jours ouvrables identique (104 jours). 

Le marché des véhicules utilitaires légers a augmenté de 7,5 % en mai, à 36 844 unités, et de 7,5 % aussi sur cinq mois, à 183 256 unités. 

Avec 4 298 immatriculations le mois dernier, le marché français des véhicules industriels de plus de 5 tonnes a enregistré une hausse de 16,3 % par rapport à mai 2016. Sur cinq mois, il a augmenté de 5,6 %, à 20 711 unités