mardi 7 novembre 2017

Le Mensuel de l'Epargne et de la Retraite N°43 du mois de novembre 2017



L'ÉDITO
  • Du PFU à l’IFI en passant par l’épargne salariale de Jean-Pierre Thomas 

LE COIN DE LA DÉPENDANCE           

  • La dépendance, en parler toujours afin de peut-être trancher la question

LE COIN DE L'ÉPARGNE
  • Les dépôts à vue : + 100 milliards d’euros en 32 mois
  • Les hauts et les bas du Plan d’Épargne Logement
  • Le Plan d’Épargne en Actions toujours en souffrance
  • L’assurance-vie, à petit trot
  • Livret A, rupture ou accident automnal ?
  • Retour vers le futur : histoire des prélèvements sociaux sur les produits d’épargne

LE COIN DE LA RETRAITE

  • L’équipe chargée de la réforme du régime universel des retraites
  • L’article 83 et le Madelin alignés sur le PERP 
DOSSIER : ÉPARGNE, RETRAITE ET PLACEMENTS
  • Placements financiers : les épargnants valident leur allocation d’actifs
  • La retraite, une bonne raison pour épargner
  • Dépendance : les épargnants davantage sensibilisés à cette problématique
LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE
  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite


lundi 6 novembre 2017

L'info du vrai - 6 novembre 2017 - Canal Plus


Yves Calvi avait convié pour parler krach, épargne et bourse Jacques Attali, Michel Ruimy et Philiope Crevel dans le cadre de son émission du 6 novembre 2017 sur Canal Plus "L'info du Vrai"

mardi 24 octobre 2017

Une note positive pour l’emploi en France en septembre


Après un été décevant, le nombre de demandeurs d’emploi est en recul au mois de septembre. Ainsi celui des demandeurs inscrits en catégorie A est en baisse de 1,8 % (-64 800) sur un mois pour la France métropolitaine. Le nombre d’inscrits dans cette catégorie s’élève désormais à 3 475 600.  Sur un trimestre, la diminution est de 0,2 % et de 0,5 % sur un an.

En retenant les catégories A, B et C, 5 615 900 personnes étaient fin septembre inscrites à Pôle Emploi en recul de 0,5 % sur un mois. Ce nombre augmente sur trois mois de 1,0 % et progresse de 2,6 % sur un an.

En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élevait à 3 734 100 pour la catégorie A. Il diminue de 1,7 % sur un mois, de 0,1 % sur un mois et de 0,4 %sur un an. Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 922 000. Sur un mois, il baisse de 0,5 %. En revanche, il progresse de  de 1 % sur trois mois et de 2,5 % sur un an.

Au mois de septembre, la baisse des inscrits a été sensible pour les jeunes de moins de 25 ans (-5,3 % en catégorie A). En revanche, pour les plus de 50 ans, la situation est restée étale. Sur trois mois, l’amélioration est réelle pour les jeunes (-2,2 %) quand le chômage des plus de 50 ans s’aggrave légèrement (+0,7 %). Sur un an, l’écart est plus avec respectivement -5,5 % et +3 %. Les créations d’emploi, en particulier, dans le secteur du digital, de la logistique et de la distribution, ont, en premier lieu concernés les jeunes qui bénéficient également d’un nombre important de contrats aidés.

La durée du chômage continue, en revanche, à augmenter. Ainsi, en France métropolitaine, sur trois mois, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B, C depuis un an ou plus a progressé de 1,8 % (+0,1 % sur un mois et +2,9 % sur un an). L'ancienneté moyenne des demandeurs d'emploi en catégories A, B, C est de 590 jours en septembre 2017 (+7 jours par rapport à juin).

Le marché de l’emploi se fluidifie légèrement avec une réduction de la durée moyenne d'inscription en catégories A, B, C des demandeurs d'emploi sortis des statistiques 7 est de 289 jours (–9 jours par rapport à juin). Sur un an, les reprises d’activité augmentent quand les entrées de stages diminuent d’un tiers.

Les entrées à Pôle Emploi sont liées à 20 % à des fins de contrats à durée déterminée et à 17 % à des retours sur le marché du travail. La reprise économique incite un certain nombre des personnes d’âge actif qui avait abandonné l’idée d’obtenir un emploi de s’inscrire à Pôle Emploi.

Les résultats du mois de septembre sont plus conformes aux statistiques de l’INSEE sur l’emploi. La croissance proche de 2 % attendue pour 2017 devrait induire des créations d’emploi dans les prochains mois. Par ailleurs, la mutation économique en cours qui se traduit par un recours plus important aux CDD et à l’intérim conduit à une plus grande saisonnalité de l’emploi. Avec les vacances, les employeurs mettent fin aux contrats à durée déterminée et aux missions en intérim avant d’ recourir à nouveau à la rentrée.


mardi 10 octobre 2017

L'assurance-vie a-t-elle un avenir ?


Philippe Crevel est intervenu sur BFM Business dans l'émission d'Intégrale Placement au sujet de l'assurance-vie.

jeudi 5 octobre 2017

Le mensuel du Cercle de l'Epargne N°42 - octobre 2017


L’ÉDITO 

  • Le changement de cap fiscal, c’est maintenant ! 

LE COIN DE LA RETRAITE 

  • Retraités du sud, retraités du nord
  • Le cumul emploi-retraite séduit un demi-million de retraités

LE COIN DE L’ÉPARGNE 

  • L’immobilier locatif en question
  • Les Français et leur patrimoine

DOSSIER : ÉPARGNE, RETRAITE ET REVENUS 

  • Revenus et épargne, l’impact limité des revenus dans le choix des placements
  • Retraite : des efforts variables selon les catégories de revenus
  • Dépendance : une préoccupation majeure   pour les Français aux revenus intermédiaire 

LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE 

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

jeudi 28 septembre 2017

C dans l'air du 27 septembre 2017

Philippe Crevel était l'invité de l'émission de France 5 "C dans l'air" du 27 septembre 2017. L'émission était consacré au budget 2018.

Intervenaient également :

- Philippe DESSERTINE, économiste
- François ECALLE, ancien rapporteur de la cour des comptes
- Françoise FRESSOZ, journaliste au Monde



lundi 11 septembre 2017

le Mensuel du Cercle de l'Epargne - septembre 2017


La rentrée de l’épargne  et de la retraite

  • Questions à Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne et de Thomas Vendôme Investments 

Le coin du patrimoine

  • Héritage et inégalités de patrimoine
  • De quel patrimoine parlons-nous ?
  • Qui détient la dette de l’État français ? 

Le coin des retraités

  • 400 000 milliards de sabords pour les retraites 

Le coin de l’épargne

  • L’ISF, l’histoire agitée d’un impôt à fort ressort médiatique 

Dossier : Les enjeux de la Flat Tax

  • Quelques ordres de grandeur
  • La philosophie de la Flat Tax
  • La taxe forfaitaire, une mesure qui pourrait être paradoxalement favorable à l’épargne de court terme
  • La taxe forfaitaire et l’assurance-vie, un changement de modèle ?
  • Fiscalité applicable aux actions placées sur un compte titre
  • Les plus-values sur les valeurs mobilières 

Les chiffres du Cercle de l’Épargne

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite
                                                                                          Lire le PDF

mardi 5 septembre 2017

L'assurance-vie au JT 20 heures de TF1 le 4 septembre 2017


Philippe Crevel a été rapidement interviewé par l'équipe de TF1 sur la réforme fiscale de l'assurance-vie.

L'assurance-vie a connu un beau mois de juillet

Au mois de juillet, l’assurance-vie a enregistré une collecte nette de 2,1 milliards d’euros signant son meilleur résultat de ses douze derniers mois. Il fallait remonter au mois de juillet 2016 pour enregistrer une collecte supérieur à 1 milliard d’euros. Le mois de juillet est traditionnellement un bon mois pour l’assurance-vie. Même durant la période difficile de 2011/2012, la collecte était, en effet, restée positive.

Juillet 2017 ne déroge donc pas à la tradition et rompt avec la tendance baissière de ces derniers mois. Le montant des cotisations a été correct en s’élevant à 11,1 milliards d’euros contre 11,5 milliards d’euros le mois précédent. Les prestations ont, de leur côté, diminué à 9 milliards d’euros contre 10,9 milliards d’euros au mois de juin. Durant les mois d’été, les épargnants effectuent moins de rachats car ils s’engagent peu sur des opérations lourdes (achats ou construction de logement, achats de voitures). Ces moindres rachats peuvent également s’expliquer par la dissipation des craintes générées par la loi Sapin II (blocage des contrats en cas de crise systémique). L’effet « baisse des taux » qui avait pu amener certains assurés à effectuer des rachats s’estompe également. Les bons résultats de juillet sont également liés au fait que les ménages effectuent leurs arbitrages de milieu d’année avant de partir en vacances. Les assureurs, les courtiers et les conseillers en gestion de patrimoine profitent, en outre, de la disponibilité de leurs clients pour les inciter à réaliser quelques versements.

Les épargnants ont été moins sensibles aux charmes des unités de compte dont la collecte est en baisse. Elle s’est élevée à 2,7 milliards d’euros soit 24 % de la collecte totale contre respectivement 3,5 milliards et 30 % au mois de juin.

Le mois de juillet ne marque pas obligatoire un retournement de tendance. L’environnement de l’assurance-vie est, en effet, de plus en plus agité et complexe. Après avoir été confronté à la baisse du rendement des fonds euros, elle doit faire face désormais à une éventuelle refonte de son régime fiscal.

Comme souvent au début des mandats présidentiels, elle est dans l’œil du cyclone. La tentation est grande pour une nouvelle équipe de modifier le régime fiscal de ce produit d’épargne qui est, en volume avec un encours, de loin le premier placement des Français.

Les pouvoirs publics cherchent tout à la fois à en réduire le coût fiscal et à réorienter l’épargne des ménages vers ce qui est appelé l’économie réelle. François Hollande s’y était essayé sans beaucoup de résultats. Emmanuel Macron s’est engagé à instituer une taxe forfaitaire unique d’environ 30 %sur les revenus de l’épargne. Elle devrait s’appliquer, selon les informations disponibles, sur les nouveaux versements effectués sur les contrats d’assurance-vie qui dépasseront 150 000 euros. Ce dispositif appliqué à l’assurance-vie aboutirait à une augmentation des prélèvements pour les contrats de plus de 8 ans, actuellement taxé à 23 % et qui passerait donc à 30 %. La taxe forfaitaire supprimerait le dispositif de fiscalité dégressive qui incite à épargner sur le long terme (le taux du prélèvement libératoire est de 35 % pour les contrats de 0 à 4 ans, de 15 % pour les contrats de 4 à 8 ans et 7,5 % après 8 ans).

Le dispositif avancé par le Gouvernement complexifiera le régime de l’assurance-vie. En effet, cohabiteront trois régimes de taxation, l’impôt sur le revenu, les prélèvements de 35 à 7,5 % pour les anciens versements et les versements inférieurs à 150 000 euros et la taxe forfaitaire unique pour les nouveaux versements de plus de 150 000 euros. Face à cette nouvelle situation, il est possible que les épargnants attendent d’y voir plus clair et à défaut d’investir dans des produits dits à risque privilégient les dépôts à vue et le Livret A  au cours de l’automne.




jeudi 24 août 2017

Les demandeurs d'emploi en mode yo-yo

Si le taux de chômage est en baisse constante depuis plusieurs mois, il en est tout différent en ce qui concerne le nombre de demandeurs d’emploi. La réduction du nombre de contrats aidés et la fin du programme de formation des chômeurs lancé par le précédent gouvernement expliquent cette évolution contrastée. Par ailleurs, en période de reprise économique, des personnes qui s’étaient retirées ces dernières années, du marché du travail ont tendance à y revenir grossissant le flot de demandeurs d’emploi. Par ailleurs, au mois de juillet, de nombreux CDD et missions d’intérim avant les vacances d’août, ne sont pas renouvelés. Enfin, ce mois enregistre également l’arrivée des jeunes en fin d’études. Dans ces conditions, il n’est pas complètement surprenant que le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A augmente, en Fiance métropolitaine, de 34 900 au mois de juillet 2017 (+1 %). Sur trois mois, la progression est de 1,3 %. Sur un an, la baisse enregistrée jusqu’au mois de juin dernier laisse la place à une augmentation de 0,1 %. Ainsi, au 31 juillet dernier, la France métropolitaine comptait  3 518 100 demandeurs ‘emploi en catégorie A et 5 621 400 demandeurs toutes catégories confondues Pour ces derniers, la hausse es de 1,1 % sur un mois et de 1,6 % sur les trois derniers mois. Elle atteint 3,1 % sur un an.  

En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 3 775 200 pour la catégorie A. Sur trois mois, il augmente de 1,3 % (+1,0 % sur un mois et +0,1 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s'établit à 5 926 100. Sur trois mois, il augmente de 1,5 % (+1,0 % sur un mois et +3,0 % sur un an).
L’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi, au mois de juillet, est imputable aux jeunes (+2,8 % au mois de juillet – France métropolitaine) quand les plus de 50 ans n’enregistrent qu’une hausse du nombre d’inscrits à Pôle Emploi de 0,3 %. Cette évolution qui est constatée depuis trois mois est liée à la diminution des contrats aidés. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans diminue, en revanche de 3,6 % quand celui des plus de 50 ans augmente de 3,4 %.  

mardi 22 août 2017

Livret A, le hit de l'été !

Communiqué de presse du Cercle de l’Epargne

Mardi 22 août 2017

Résultats du Livret A


Le Livret A, le produit tendance de l’été

Malgré son faible taux de rendement, les ménages continuent à mettre de l’argent sur leur Livret A. Sur le seul mois de juillet, la collecte a été positive de 1,10 milliard d’euros portant le solde, sur les 7 premiers mois de l’année, à 10,58 milliards d’euros, soit dix fois plus que sur la même période de 2016 (collecte de 970 millions d’euros). L’encours total du Livret A s’élevait à la fin du mois de juillet à plus de 270 milliards d’euros ce qui constitue un nouveau record. Avec le Livret de Développement Durable et Solidaire, la collecte atteint 1,36 milliard d’euros et l’encours 373,5 milliards d’euros.

Le Livret A, avec un taux d’inflation à 0,7 % au mois de juillet, a un rendement réel de 0,05 %. Le refus du Gouvernement d’appliquer la formule qui aurait dû conduire à un relèvement du taux à 1 % n’a pas eu d’effet sur le comportement des épargnants. Compte tenu des coûts de collecte et de gestion, le Livret A comme le LDDS sont des produits coûteux tant pour la Caisse des Dépôts et Consignation que pour les banques. Les taux sur les marchés monétaires restent négatifs et le taux de l’OAT à 10 ans était en fin de semaine dernière de 0,700 % soit un taux inférieur à celui du Livret A (0,75 %).  

Les ménages français continuent à privilégier la liquidité et la sécurité. Cette appétence retrouvée pour le Livret A traduit la volonté des Français de conserver un fort volant  d’épargne de précaution. Elle est également la conséquence de la baisse des rendements d’un certain nombre de placements (livrets d’épargne ordinaire rémunéré en moyenne à 0,3 %, les fonds euros d’assurance-vie).

Les annonces du Président de la République, Emmanuel Macron  et du Premier Ministre, Edouard Philippe, au sujet d’une réforme de la fiscalité de l’épargne, incite les épargnants à l’attentisme. A défaut d’avoir une vision précise de la taxe forfaitaire de 30 %, les ménages optent pour le Livret A qui bénéficie d’un régime total d’exonération. Il convient de souligner que les dépôts à vue des ménages atteignent également des niveaux record, près de 410 milliards d’euros à la fin du mois de juin.

Le succès du Livret A ne se dément donc pas. La collecte devrait rester positive dans les prochains mois. Les ménages sont toujours réticents à placer une partie de leur épargne sur les produits dits risqués comme « actions » comme en témoignent les médiocres résultats du PEA et du PEA PME.


Philippe Crevel
Directeur du Cercle de l’Epargne

Adresse mail : pcrevel@gmail.com
Tel : 06 03 84 70 36


jeudi 3 août 2017

Le Mensuel de l'Epargne et de la Retraite du mois d'août 2017

 

Sommaire du Mensuel du mois d'août N°40

L’édito 

  • Pour un big-bang de l’épargne !

Le coin de l’épargne         

  • Le Livret A, une exception française
  • Le Plan d’Épargne Logement est-il un problème ?

Le coin de la retraite 

  • L’âge de la retraite fixé à 68 ans au Royaume-Uni
  • Les poly-pensionnés alignés sont unifiés
  • « Le Pan European Personal Pension Product »

Dossier : épargne, retraite et territoires  

  • Épargne, de la disparité sociale des territoire à la diversité des pratiques et des attentes
  • Retraite, unanimité autour du constat, divergence dans les solutions ?
  • Dépendance, le poids de la démographie

Les chiffres du Cercle de l’Epargne

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

vendredi 28 juillet 2017

L'économie française sur la bonne voie

Au deuxième trimestre 2017, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,5 % en volume selon l'INSEE. C'est la troisième hausse trimestrielle consécutive. Cette croissance s'est construite autour de la consommation mais aussi, une fois n'est pas coutume grâce aux exportations. L('acquis de croissance pour l'année est de 1,4 % permettant au Gouvernement d'être serein sur l'atteinte du l'objectif qui avait été fixé pour l'ensemble de l'année, 1,5 %.

 

Les dépenses de consommation des ménages se sont  accélérées avec un taux de +0,3 % après +0,1 %. En revanche, mais cela était attendu avec la fin de la disposition d'amortissement  dérogatoire,  la formation brute de capital fixe (FBCF) n'a augmenté que de +0,5 % après +1,4 %

 

Les exportations rebondissent (+3,1 % après −0,7 %) tandis que les importations ralentissent nettement (+0,2 % après +1,2 %). Au total, le solde extérieur contribue positivement à la croissance du PIB : +0,8 point après −0,6 point au trimestre précédent. À l'inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (−0,6 point après +0,7 point).

 

La production totale de biens et services accélère un peu au deuxième trimestre 2017 (+0,8 % après +0,6 %). Elle augmente à nouveau dans les biens (+1,0 % après 0,0 %) tandis qu'elle est à peine moins dynamique qu'au trimestre précédent dans les services (+0,7 % après +0,8 %).

 

La production manufacturière a enregistré une hausse de +0,9 % après une stagnation au cours du 1er trimestre, principalement du fait du rebond dans la cokéfaction-raffinage. La production de gaz et d'électricité progresse à nouveau. Dans la construction, la production accélère (+1,0 % après +0,6 %). À l'inverse, elle ralentit très légèrement dans les services marchands (+0,8 % après +0,9 %).

 

La consommation des ménages a augmenté au cours du 2e trimestre de 0,3 % après +0,1 %. Les dépenses en biens ont progressé de +0,4 % après −0,4 % mais les dépenses en services n'ont connu une progression que de +0,2 % après +0,6 %.

 

La consommation d'énergie se redresse (+0,5 % après −3,2 %). Les achats de biens fabriqués accélèrent légèrement (+0,2 % après +0,1 %), de même que la consommation alimentaire (+0,6 % après +0,4 %). Dans les services, le ralentissement de la consommation provient notamment de l'hébergement-restauration.

 

Au mois de juin, les dépenses de consommation des ménages en biens ont connu accès de faiblesse avec une contraction de  0,8 % en volume après deux mois consécutifs de hausse. Les achats de biens fabriqués se contractent (−1,0 % après +1,2 %). Sur l'ensemble du trimestre, ils augmentent très légèrement (+0,2 %) : le recul des dépenses en textile-habillement atténue le rebond des achats de véhicules et le dynamisme des achats de biens d'équipement du logement.

 

Au deuxième trimestre 2017, l'investissement a donc fléchi avec une petite progression de 0,5 % après +1,4 %.  C'est la décélération de l'investissement des entreprises qui est responsable de repli relatif. Il n'augmente que de 0,5 % (après +2,1 %) quand celui  des ménages reste dynamique (+1,0 % après +1,2 %).

 

Preuve de la bonne santé du bâtiment, l'investissement  en construction accélère légèrement (+0,8 % après +0,6 %), L'investissement en biens manufacturés se replie nettement (−0,8 % après +2,0 %), surtout du fait d'un recul en biens d'équipement et, dans une moindre mesure, d'une baisse accentuée en matériels de transport. La FBCF en services marchands ralentit de façon notable (+1,0 % après +2,0 %) en raison notamment d'un repli en services aux entreprises. Ces contractions sont la conséquence de la fin du régime de surmaortissement, les entreprises ayant anticipé leurs dépenses d'investissement afin d'en bénéficier. Pour avoir une idée plus précise de la bonne tenue de l'investissement, il faudra attendre les résultats du dernier trimestre.

 

L'économie française devrait continuer, au cours du second semestre à croître selon le même rythme permettant de se rapprocher de la barre des 2 % de croissance, jamais atteinte depuis 2010. La consolidation de la croissance devrait se traduire par une amélioration sensible de l'emploi d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, ce surcroît d'activité devrait faciliter le respect des 3 % de déficit public.


 

jeudi 27 juillet 2017

Chômage en tôle ondulée



Selon les statistiques publiées ce mardi par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a diminué de 10.900 en juin en France métropolitaine pour revenir à 3.483.200, soit une contraction de 0,3 %. Sur les trois derniers mois, une diminution de 0,7 % est enregistrée. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie a baissé de 1 %. Mais sur l’ensemble du  premier semestre, c’est une hausse sui est constatée.

Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emploi  reste stable sur un mois (+ 1800) mais augmente sur trois mois de 1,1 % (+58 800). Sur un an, la hausse est plus sensible, + 2,2 %. Au total, la France métropolitaine compte 5 562 600 inscrits à Pôle Emploi.

En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 3 739 000 pour la catégorie A. Sur trois mois, il diminue de 0,7 % (–0,3 % sur un mois et –1,0 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s'établit à 5 865 700. Sur trois mois, il augmente de 1,0 % (stable sur un mois et +2,2 % sur un an). 


Malgré la bonne tenue des créations d’emploi et le retour de la confiance (cf. articles ci-dessous), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi ne décroît pas réellement.

Les entrées dans le chômage sont essentiellement liées à la fin de contrats à durée déterminée. La progression de ces derniers mois est imputable au plafonnement du nombre de contrats aidés après une forte progression à la fin de l’année 2016 et au début de l’année 2017. De même, de nombreux chômeurs qui ont suivi des formations dans le cadre du programme mis en place par le précédent Président de la République se remettent à chercher un emploi à leur terme.

Enfin, l’amélioration de la situation conjoncturelle conduit des personnes qui avaient renoncé à chercher un travail à se réinscrire. 16,4 % des entrées à Pôle Emploi sont des premières inscriptions.


La bonne nouvelle provient de la réduction massive des licenciements économiques. Sur les trois derniers mois, ils baissent de 8,7 % et de 17,7 % sur un an. 

mercredi 19 juillet 2017

France JT 20 heures : qui paie l'impôt sur le revenu ?


Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Epargne a été interviewé par l'équipe du journal de 20 heures de France 2, le mardi 18 juillet 2017, au sujet de la baisse du nombre de redevables à l'impôt sur le revenu
Qui paye l’impôt ?

mercredi 5 juillet 2017

La bourse, stop ou encore ?


Philippe Crevel était l'invité le 5 juillet 2017 d'Intégrale Placement sur BFM Business. Il a été interviewé sur l'évolution possible des marchés financiers au cours du deuxième trimestre 2017.

lundi 3 juillet 2017

L'industrie n'a pas aimé avril

Petite déception, au mois d'avril,  le chiffre d'affaires de l'industrie est en recul. La baisse est de 4 % pour l'industrie manufacturière  et de 3,2 % pour l'ensemble de l'industrie. La contraction atteint 6,7 % pour l'exportation. 

Au cours des trois derniers mois, le chiffre d'affaires augmente dans l'industrie manufacturière (+1,3 %) ainsi que dans l'ensemble de l'industrie (+1,8 %). Au sein de l'industrie manufacturière, le chiffre d'affaires augmente dans les « autres industries » (+1,3 %), les industries agroalimentaires (+1,2 %), la cokéfaction-raffinage (+4,7 %), les matériels de transport (+1,2 %) et, plus légèrement, dans les biens d'équipement (+0,2 %).
Le chiffre d'affaires augmente nettement par rapport au trois mêmes mois de l'année précédente dans l'industrie manufacturière (+6,4 %). La croissance est plus marquée encore dans l'ensemble de l'industrie (+8,0 %) du fait de la forte hausse des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+15,8 %). Sur cette période, le chiffre d'affaires augmente dans tous les grands secteurs de l'industrie manufacturière : les matériels de transport (+12,5 %), les « autres industries » (+4,2 %), la cokéfaction-raffinage (+27,6 %), les industries agroalimentaires (+4,0 %) et les biens d'équipement (+3,3 %).
 

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière par secteur

  • Sources : DGFiP, Insee

lundi 26 juin 2017

Le mois de mai n'a pas souri au chômage en France

Fin mai 2017, la France  métropolitaine comptait  3 494 100 personnes inscrites à Pôle Emploi en  catégorie A.  2 066 700 personnes sont inscrites en ayant une activité réduite (catégories B, C). Le total atteint 5 560 800 personnes. Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,6 % en mai (+22 300). Sur trois mois, la hausse est de 0,9 %. En revanche, sur un an, une baisse de 0,8 % est enregistrée. 

pour les catégories A, B et C, la hausse est de 0,5 % en un mois, de 0,8 % sur trois mois et de 2,3 % sur un an.

 En France (y compris les départements et régions d'outre mer), le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 3 750 900 pour la catégorie A. Sur trois mois, il augmente de 0,8 % (+0,6 % sur un mois et –0,7 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s'établit à 5 864 000. Sur trois mois, il augmente de 0,8 % (+0,5 % sur un mois et +2,3 % sur un an).
Cette augmentation du chômage au mois de mai s'explique par la diminution du nombre de chômeurs en formation ou en maladie, baisse de 1 % ainsi que par celle du nombre de demandeurs d'emploi en contrats aidés (- 0,5 %). Les mesures prises par l'ancien gouvernement afin de passer la période électorale s'épuisent et conduisent à un phénomène de ressaut. Près de 1,8 million de personnes bénéficient d'un emploi aidé ou sont couverts par un dispositif de formation pour les demandeurs d'emploi. A fin mars, ces derniers étaient 276 000. 

Preuve que le marché du travail est plus dynamique, la durée du chômage a diminué de 10 jours en France métropolitaine) au mois de mai (13 jours pour l'ensemble de la France). Sur un an, la baisse est de respectivement de 16 et 17 jours. La durée moyenne est de 298 jours en France métropolitaine (300 jours ensemble de la France). 

L'amélioration de la situation économique si elle a pour conséquence de réduire les licenciements économiques, conduit aussi des personnes d'âge actif à se réinscrire à Pôle Emploi. Toujours en raison d'une augmentation des créations d'emploi, le nombre de personnes démissionnant pour retrouver un autre emploi augmente. Par ailleurs, les reprises d'emploi progressent de près de 3 %. 

Le nouveau gouvernement risque d'être incité à prendre des mesures afin de lisser les sorties des contrats aidés et des dispositifs de formation. Il pourrait néanmoins accepter le fardeau de cette hausse conjoncturelle en l'imputant aux prédécesseurs. Compte tenu de l'amélioration de la croissance et des créations d'emploi, une baisse du chômage devrait intervenir dans les prochains mois. 

jeudi 15 juin 2017

BFM Business : Intégrale Placement !


Reflux de l'inflation

Avec la baisse des cours du pétrole, l'inflation est en recul. Elle s'élevait, au mois de mai, en rythme annuel à 0,8 %. contre 1,2 % en avril.

Pour le mois de mai, l'indice des prix à la consommation (IPC) est resté stable, après +0,1 % le mois précédent. Corrigé des variations saisonnières, il se replie de 0,2 %, après avoir été stable en avril.


Sur le mois, les prix de l'alimentation,ont augmenté mais ont donc été  compensé par un recul des prix de l'énergie et, dans une moindre mesure, des prix du tabac. Les prix des services sont stables et ceux des produits manufacturés augmentent au même rythme que le mois précédent.

mercredi 7 juin 2017

Report de la retenue à la source pour éviter un télescopage

Le Premier Ministre a annoncé mercredi 7 juin le report au 1er janvier 2019 de la retenue à la source qui devait s'appliquer à compter du 1er janvier prochain. 
Cette décision a été motivée par le fait qu'il convenait de tester cette réforme qui pourrait générer un surcroît de charges de travail pour les PME. Elle vise surtout à éviter un télescopage avec la baisse des charges sociales, promesse phare du Président de la République. 

Ce report d'un an aboutit à supprimer l'année blanche 2017. De ce fait, tous les dispositifs de réduction d'impôt dont ceux relatifs à l'épargne retraite sont, cette année, opérationnels.  2018 sera donc  une année blanche (sauf en ce qui concerne les revenus exceptionnels) à moins qu'un nouveau report n'intervienne ou que la réforme ne soit abandonnée.

Le report de la retenue à la source évite donc de brouiller le projet d’Emmanuel Macron de suppression des cotisations d'assurance maladie (0,75 %) et des cotisations de chômage (2,4 %) compensée par la hausse de la CSG de 1,7 point. Au total, l’exonération de charges représente 3,15 % sur le salaire brut dans la limite de quatre fois le plafond de la sécurité sociale.
La hausse de 1,7 point de CSG  étant calculée sur 98,25 % du salaire brut aboutit à une  augmentation  de 1,67 %. Le gain cotisations sociales / CSG  serait donc, en moyenne, de 1,48 % pour un salarié en-dessous de 4 fois le plafond de la Sécurité sociale.*

exemples 
  • Un salarié rémunéré au SMIC améliore sa situation de 260 euros par an ;
  • Une personne rémunérée à 3000 euros brut gagne 533 euros ;
  • Une personne rémunérée 5000 euros brut gagne 888 euros.
Au-delà de quatre fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 12.872 euros par mois en 2016, la baisse des cotisations sociales du fait du plafonnement a un moindre effet.
Le gain de pouvoir d’achat est limité aux actifs. Les retraités ne payant pas de cotisation chômage supporteront la CSG sauf pour ceux qui sont exonérés et ceux qui bénéficient du taux réduit de 3,8 %. Pour les travailleurs indépendants et les fonctionnaires qui n’acquittent pas de cotisation chômage, des mesures spécifiques seront prises afin qu’ils puissent bénéficier d’une revalorisation de leurs revenus.
Par ailleurs, la hausse de la CSG touchera tous les autres revenus, mobiliers et immobiliers. Néanmoins, l'introduction du prélèvement libératoire de 30 % pourrait neutraliser ce relèvement.

mardi 6 juin 2017

Ecorama : les frais et l'épargne


Philippe Crevel pour Ecorama revient sur le sujet sensible des frais applicables en matière d'épargne.

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne - Juin 2017

SOMMAIRE 

L’Edito 

  • La protection sociale à l’épreuve des choix, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

Le Coin de l’épargne

  • L’épargne à l’heure de la présidence d’Emmanuel Macron
  • 4 764,7 milliards d’euros de patrimoine financier  pour les ménages français
  • L’épargne solidaire sème ses cailloux
  • L’éducation financière, une priorité !

Le Coin de la retraite 

  • Les retraités, leurs pensions et leur suppléments retraite

 Dossier : les retraités, leur épargne et leur retraite

  • Les retraités face à la retraite
  • Les retraités face à la dépendance
  • Les retraités face à l’épargne

L'Agenda du Cercle de l'Epargne 


Les Chiffres du Cercle de l’Épargne 

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

Augmentation du nombre de crédits de 6 % au mois d'avril

Les Français profitent des taux bas pour s'endetter. Ils craignent également une remontée des taux ce qui les incitent à demander au plus vite des prêts pour financer leurs projets immobiliers. Pour autant, les taux restent à des niveaux historiquement bas. 

Selon la Banque de France, le taux d'intérêt moyen des crédits à l'habitat augmente au mois d'avril de 1,57 %, après 1,54 % en mars et 1,50 % en janvier tout en se situant encore à un niveau très bas.

Les crédits à l'habitat aux particuliers accélèrent à nouveau (+ 5,6 %, après + 5,4 % en mars).

La production mensuelle de crédits à l'habitat baisse toutefois (+27,1 milliards d'euros, après +31,4 milliards en mars), principalement en raison de la diminution des renégociations dont la part dans les crédits nouveaux se réduit une nouvelle fois pour atteindre 50 % (après 52 % en mars).

La croissance des crédits à la consommation s'atténue très légèrement en avril (+ 5,5 %, après + 5,6 % en mars et + 5,9 % en février).

Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers augmente (+ 5,8 %, après + 5,6 %).

jeudi 1 juin 2017

Le marché automobile français toujours très dynamique

Avec 191 419 immatriculations en mai 2017, le marché français des voitures particulières a enregistré une forte hausse au mois de  8,9 % à nombre de jours identique (20 jours). Sur les cinq premiers mois de l’année, le marché s’est établi à 904 344 unités, en hausse de 3,3 % à nombre de jours ouvrables identique (104 jours). 

Le marché des véhicules utilitaires légers a augmenté de 7,5 % en mai, à 36 844 unités, et de 7,5 % aussi sur cinq mois, à 183 256 unités. 

Avec 4 298 immatriculations le mois dernier, le marché français des véhicules industriels de plus de 5 tonnes a enregistré une hausse de 16,3 % par rapport à mai 2016. Sur cinq mois, il a augmenté de 5,6 %, à 20 711 unités

vendredi 12 mai 2017

Près de 50 000 créations nettes d'emploi au 1er trimestre 2017

Selon l'INSEE, au premier trimestre de cette année,  l'emploi a enregistré une progression de 0,3 %  dans les secteurs marchands non agricoles. Il s'agit du huitième trimestre consécutif de hausse. Néanmoins, elles sont en recul, 49 400 créations d'emploi  après 67 300 au cours du trimestre précédent. Sur un an, l'emploi des secteurs principalement marchands s'accroît de nouveau de 1,2 % (soit +198 300). Ce résultat en demi-teinte s'explique par le ralentissement de la croissance constaté au cours du 1er trimestre. Du fait de cette moindre création d'emplois, la diminution du chômage s'est enrayée. Il n'y a pas eu suffisamment d'emplois créés pour compenser l'augmentation de la population active.

L'industrie et la construction continuent à perdre des emplois. Ainsi, l'emploi recule de 0,2 % (soit −4 800) dans l'industrie et de 0,2 % (soit −2 000) dans la construction. Sur un an, l'industrie perd 23 300 emplois et la construction 9 100.

Dans le secteur tertiaire, l'emploi continue d'augmenter solidement : +0,5 % au premier trimestre 2017, soit +56 200, après +0,6 % au quatrième trimestre 2016. Hors intérim, les créations nettes d'emploi accélèrent (+44 200, soit +0,4 %, après +34 500 au quatrième trimestre 2016). Sur un an, l'emploi tertiaire hors intérim augmente de 1,3 %, soit +147 500.Au total, l'emploi marchand hors intérim croît de 0,7 % sur un an (+115 100).
L'emploi intérimaire ralentit au premier trimestre 2017 (+1,8 %, soit +12 000, après +6,6 %). Sur un an, il reste en très nette hausse (+14,2 %, soit + 83 200).

vendredi 28 avril 2017

La croissance française toujours en mode fébrile

Une croissance contrariée par le commerce extérieur

Le PIB n’a augmenté, en France, que de 0,3 % au premier trimestre 2017 faisant suite à une hausse de 0,5 % au dernier trimestre de l’année dernière. Plusieurs facteurs ont contribué à ce résultat décevant. La consommation a été en recul quand la production industrielle a nettement marqué le pas. Le solde extérieur a, de son côté, pesé lourdement sur la croissance française en raison de la contraction des exportations et de la vive augmentation des importations. Heureusement, l’investissement a en partie compensé l’impact du commerce extérieur.

Déception sur le front de la consommation

La consommation des ménages n’a progressé que de 0,1 % au cours du premier trimestre contre +0,6 % au 4e trimestre. Les ménages ont moins acheté de biens (-0,4 %) mais ont maintenu leur consommation de services qui progresse de 0,5 %.

Le relèvement des prix de l’énergie a pesé sur le pouvoir d’achat. Par ailleurs, les ménages face à la multiplication des incertitudes nationales et internationales ont maintenu un fort d’épargne.

La consommation d’énergie se replie fortement (−3,8 % après +3,7 %) : les températures de l’hiver 2017 ont été plutôt douces pour la saison, après un automne 2016 frais. Les achats en biens fabriqués ralentissent (+0,4 % après +1,0 %), principalement du fait d’un repli des achats de véhicules. En revanche, la consommation alimentaire rebondit légèrement (+0,3 % après −0,3 %).

L’investissement, la bonne nouvelle du trimestre

L’investissement a vivement progressé au cours du premier trimestre, +0,9 % contre +0,6 % au 4e trimestre 2016. L’investissement des entreprises a augmenté de 1,3 %. Cette hausse concerne tous les domaines, Ainsi, la formation brute de capital fixe est en augmentation de 1,2 % pour les services marchands, de 0,3 % pour la construction et de 1,5 % pour la production manufacturière. Cette hausse de l’investissement est évidemment une bonne nouvelle. Elle ne peut que contribuer à fortifier la croissance. Elle est la condition sine qua non de l’amélioration de la compétitivité de l’économie française.

L’investissement des ménages est de son côté, également en hausse de 0,9 % soit le même rythme qu’au 4e trimestre 2016. Les achats immobiliers sont toujours en progrès et bénéficient toujours des taux d’intérêt bas.

La contrainte extérieure se rappelle à la France

Le commerce extérieur est toujours le talon d’Achille de l’économie française. Le déficit de la balance commerciale qui a atteint 48 milliards d’euros en 2016 ne semble pas être sur le point de se résorber. En effet, au cours du premier trimestre, les exportations ont diminué de 0,7 % et les importations ont progressé de 1,5 %. DE ce fait,  le solde extérieur a pesé négativement de 0,7 point sur la croissance. La France n’arrive toujours pas à regagner des parts de marché du fait d’un positionnement toujours trop gamme moyenne. L’amélioration du taux de marge des entreprises constatée depuis 2016 met du temps à se faire ressentir sur les exportations. Les entreprises ont avant tout amélioré leur profitabilité afin de pouvoir investir. En la matière, la progression de l’investissement pourrait permettre une amélioration du commerce extérieur d’ici quelques mois.

La production en souffrance

La production totale de biens et services a faiblement augmenté au cours des trois premiers mois de l’année, +0,3 % après +0,6 %).

La production de biens s’est contractée de 0,6 %. La production industrielle française n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant crise. Elle peine à se redresser du fait du sous-investissement accumulé ces dernières années.

La production accélère dans la construction (+0,6 % après +0,2 %) et augmente de 0,6 % pour les services marchands.

Les entreprises ont reconstitué leurs stocks

Après les fêtes, les entreprises ont reconstitué leurs stocks. De ce fait, la contribution des variations de stocks à l’évolution du PIB est de 0,6 point (après −0,2 point fin 2016). Elles augmentent notamment dans les matériels de transport et les autres produits industriels (chimie, pharmacie, plasturgie). Cette augmentation des stocks prouve que les entreprises ont confiance dans l’avenir et qu’elles pensent que la croissance se maintiendra dans les prochains mois à un niveau correct.

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La croissance française demeure toujours modeste. Les derniers résultats concernant le nombre de demandeurs d’emploi et la production industrielle ne permettent pas malgré la publication de nombreux indicateurs de confiance encourageants d’anticiper une accélération de l’activité économique. La demande intérieure reste peu dynamique et nos capacités à accroître nos parts de marché à l’exportation sont, pour le moment, limités. Le calendrier électoral ne permet pas en outre de lever rapidement certaines incertitudes. Il faudra, en effet attendre, le second tour des élections législatives prévu le 18 juin pour connaître réellement les contours de la future politique économique française. L’objectif de croissance de 1,5 % fixé par l’actuelle majorité est ambitieux. Au rythme actuel, un taux de 1,1 à 1,3 % apparaît plus crédible.