mardi 30 juin 2015

La consommation est restée stable au mois de mai en France

Selon l'INSEE, au mois de mai, les dépenses de consommation des ménages en biens n'ont progressé que de 0,1 % en volume  après 0,0 % en avril. Dans le détail, les dépenses en énergie se redressent légèrement (+0,3 % après –1,3 % en avril), tandis que les achats en textile et habillement se replient (–0,3 % après +1,5 %). Les nombreux jours fériés peuvent expliquer cette stagnation. Ce résultat confirme que la croissance du deuxième trimestre sera moins forte que celle du premier.
La consommation totale de biens
La consommation totale de biens

vendredi 26 juin 2015

Qui taxe l'énergie ?


Stabilité encourageante de la confiance des ménages en juin

Selon l'INSEE, au mois de juin, la confiance des ménages est restée stable pour le deuxième mois consécutif, après avoir progressé de 8 points entre octobre 2014 et avril 2015. L’indicateur qui la synthétise se situe à 94, en dessous de sa moyenne de longue période (100).
Néanmoins, cette stabilité est encourageante. En effet, en juin, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est stable. Celle sur leur situation financière personnelle future est quasi stable (+1 point), le solde correspondant étant à son niveau le plus haut depuis novembre 2010. Ces deux soldes demeurent toutefois en dessous de leur moyenne de longue période.Les ménages sont à nouveau plus nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants : le solde correspondant gagne 2 points en juin, après une baisse équivalente le mois précédent. Il reste ainsi au-dessus de sa moyenne de longue période.En juin, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable (+1 point), légèrement en dessous de sa moyenne de long terme. De même, le solde d’opinion concernant leur capacité d’épargne future est stable. Il demeure donc au-dessus de sa moyenne de long terme.Davantage de ménages estiment qu’il est opportun d’épargner : après avoir fortement baissé en mai, le solde correspondant progresse de 7 points. Il reste néanmoins inférieur à sa moyenne de long terme.
Indicateur synthétique de confiance des ménages
Indicateur synthétique de confiance des ménages

mercredi 24 juin 2015

Le chômage toujours en courbe ascendante...


Selon le Ministère de l’Emploi, les résultats du mois de mai sont difficilement interprétables du fait d’un changement de méthode concernant l’actualisation des demandeurs d’emploi. La comparaison d’un mois sur l’autre est, de ce fait, délicate à réaliser. Néanmoins, les statistiques fournies par la DARES donnent quelques indications sur l’évolution du marché de l’emploi en France.

Les jeunes et les seniors en première ligne

Au mois de mai, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté, selon les chiffres communiqués par le Ministère de l’Emploi, de16 200 soit une hausse de 0,5 %. Sur un an, le nombre s’accroitrait de 5 %. Ainsi, le nombre de demandeurs d’emploi inscris à Pôle Emploi en catégorie A atteint désormais 3 552 200 en France métropolitaine. Toutes catégories confondues, les demandeurs d’emploi s’élevaient à fin mai à 5 414 200.

Le nombre de demandeurs d’emploi augmente fortement chez les jeunes de moins de 25 ans (+0,9 %) ainsi que chez les plus de 50 ans (également +0,9 %). Les jeunes actifs continuent à éprouver les pires difficultés à s’insérer dans la vie professionnelle quand les salariés de plus de 50 ans sont victimes des plans de licenciements.

Au niveau régional, la Corse connaît toujours la plus forte progression du chômage sur un an (catégorie A), + 10,8 % pour une moyenne en ce qui concerne la France métropolitaine de 5%.

Un délai de latence entre les premiers signes de croissance et l’éventuel retournement de la courbe

Avec une croissance de 0,6 % au premier trimestre 2015, il aurait pu être espéré une réduction du nombre de demandeurs d’emploi. Or, c’est oublié le délai de latence qui existe entre l’apparition des premiers signes de croissance et leurs effets sur le chômage. Ces derniers mois, la reprise s’est matérialisée essentiellement par une augmentation de la consommation des ménages dopée par l’appréciation du pouvoir d’achat. La consommation a ainsi progressé de 0,9 % au premier trimestre et le pouvoir d’achat de 1,2 %.


Après trois années de longue stagnation économique, plusieurs mois de croissance sont indispensables pour permettre une remontée du taux d’utilisation des capacités de production. Au premier trimestre, ce taux était de 81,8 % contre une moyenne avant crise de 85 %. Une diminution du nombre de demandeurs d’emploi ne sera possible qu’après une remontée de ce taux au-delà de 83 %. Elle est également conditionnée par une reprise de l’investissement. Or, le taux d’investissement des entreprises reste étale à 22,7 % de la valeur ajoutée contre 22,9 % au dernier trimestre 2014. La remontée du taux de marge constitue néanmoins une bonne nouvelle. Il est passé de 29,8 à 31,1 % du dernier trimestre 2014 au premier trimestre 2015. Cette progression qui est le produit de la mise en œuvre du CICE et du pacte de responsabilité pourrait déboucher sur des créations d’emploi comme le prévoit l’INSEE au deuxième trimestre. 

Crédits à la consommation toujours bien orientés en France

Selon la Banque de France, l’encours de crédit à la consommation aux ménages (particuliers et entrepreneurs individuels) a été en hausse de 2,1 % au mois de mars  contre -0,1% pour la zone euro, 0,5% pour l’Allemagne, -0,7% pour l’Italie et -2,1% pour l’Espagne. La croissance reste notamment soutenue par des taux d’intérêt des prêts amortissables sensiblement inférieurs à ceux de la zone euro (4,8% contre 5,9%). Pour les seuls particuliers, la croissance annuelle des crédits à la consommation s’établit à 1,1%.

Le taux d'épargne des Français est remonté au cours du premier trimestre grâce à l'augmentation du povoir d'achat

Au cours dupremier trimestre 2015, les Français ont bénéficié d'une augmentation de leur pouvoir d'achat grâce à la baisse des cours du pétrole.

Avec cette augmentation du pouvoir d'achat, les ménages ont accru leurs dépenses de consommation, + 0,9 % après + 0,2 % au dernier trimestre. En revanche, les ménages ont diminué leurs dépenses d'investissement (-0,1 % apr-s -0,4 %).

Le pouvoir d'achat par unité de conosmmation s'est accru de 1,2 % après une contraction de 0,2 % au dernier trimestre 2014. Les prélèvements obligatoires sont en repli et la masse salariale est en progression de 0,8 % contre +0,3 % au dernier trimestre.

Du fait d'une progression de la consommation moindre que celle du pouvoir d'achat, le taux d'épargne a augmenté en passant de 15 à 15,3 % du revenu disponible brut. 

Soldes, épargne, retraite, Philippe Crevel à la matinale de LCI


Le sondage du Cercle de l'Epargne

 Épargne, retraite, dépendance,
Les Français à la recherche de la quadrature du Cercle
2015 

Le Cercle de l'Epargne avec le concours du CECOP dirigé par Jérôme Jaffré et de l'IFOP et en relation avec son partenaire, AG2R LA MONDIALE a rendu public son enquête annuelle sur l'épargne et la retraite. Cette enquête s'incrit dans les activités de l'Observatoire de l'Epargne et de la Retraite.

Il peut être fait mention publiquement des résultats de l'enquête sous réserve de mentionner les sources : enquête du Cercle de l'Epargne - AG2R LA MONDIALE
Les résultats de l’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne démontrent que les Français sont lucides face à leur retraite et à leur épargne. Leurs décisions sont dictées par leurs appétences, leurs revenus et leurs besoins. S’ils sont, par nature, prudents, ils sont néanmoins prêts à opter pour de nouvelles formes d’épargne comme le crowdfunding, sous réserve d’y trouver quelques intérêts.

RETRAITE, UNE SOURDE INQUIÉTUDE 
  • Des pensions jugées insuffisantes par une très large majorité de Français
Plus de quatre actifs sur cinq (81 %) estiment que leur future pension sera insuffisante. 61 % des retraités sont dans le même cas pour leur pension. Il n’y a que les plus de 75 ans qui, à une courte majorité (52 %), jugent leur pension suffisante.
  • Le recul de l’âge de la retraite, entre opposition et soumission
Les Français demeurent très partagés sur le report de l’âge de départ à la retraite. 51 % seraient prêts à accepter de travailler jusqu’à 65 ans pour avoir une meilleure retraite quand 49 % ne le souhaitent pas. Néanmoins 65 % des interviewés encore en activité pensent qu’au moment de la liquidation de leur pension, l’âge de départ sera fixé à 65 ans voire plus.
  • L’épargne, la pierre et le cumul emploi-retraite plébiscités pour maintenir son niveau de vie à la retraite
59 % des interviewés encore en activité pensent devoir réduire leurs dépenses au moment de leur retraite. 35 % se disent prêts à cumuler emploi et retraite.

Pour endiguer la baisse annoncée du taux de remplacement, 57 % des Français déclarent épargner en vue de leur retraite. 25 % affirment le faire régulièrement. De même un jeune sur quatre de moins de 35 ans déclare déjà épargner pour sa retraite.

Pour près des deux tiers des Français (65 %), être propriétaire de sa résidence principale est la meilleure façon d’épargner en vue de sa retraite. En revanche, l’investissement immobilier locatif est devancé par l’épargne financière.

LA DÉPENDANCE, UN RÉEL PROBLÈME SANS SOLUTION ÉVIDENTE 

Près des trois quarts des Français jugent probables ou certain qu’ils seront un jour en situation de dépendance.

L’État et les régimes sociaux sont considérés, à respectivement 42 et 39 %, comme les porteurs naturels de ce risque. 27 % des Français pensent néanmoins que la souscription d’une assurance spécifique est une solution.

Il y a une véritable hostilité à la récupération sur le patrimoine transmis. Cette hostilité est d’autant plus élevée que le niveau de patrimoine est faible. La transmission intergénérationnelle du patrimoine constitue encore un principe fort au sein de la population.

ÉPARGNE,  LA SECURITE AVANT TOUT MAIS LE RENDEMENT QUAND MÊME 

Les Français confirment dans cette étude qu’ils sont attachés, en matière d’épargne, à la sécurité (38 %) et à la liquidité (35 %) qu’ils placent avant le rendement (27 %) mais 87 % des Français jugent la rémunération actuelle de l’épargne insuffisante. La recherche d’un meilleur rendement est d’autant plus élevée que le niveau du patrimoine est important.

 L’ASSURANCE-VIE, ENCORE ET TOUJOURS MAIS LES ACTIONS POURQUOI PAS

 53 % des Français et 65 % de ceux qui éparnent jugent l’assurance-vie intéressante loin devant les autres placements. Néanmoins, 69 % des détenteurs d’actions considèrent ce placement intéressant.
 En cas de disponibilités inattendues à placer (10 000 euros), l’assurance-vie arrive largement en tête (39 %) devant l’épargne-logement (27 %). Pour les détenteurs de contrats d’assurance-vie, ce choix s’impose à 62 %.

LES ÉPARGNANTS PRÊTS A FAIRE LE SAUT NUMÉRIQUE 

Un peu plus du quart des Français (26 %) et plus du tiers (36 %) des épargnants sont prêts à souscrire en ligne à un produit d’épargne. Les épargnants espèrent des placements en ligne des frais en moins et un gain de temps.

Plus de la moitié des Français jugent souhaitable le développement du financement participatif (crowdfunding). Ce sont les jeunes et les personnes à faible patrimoine qui sont les plus intéressés

* À la demande du Cercle de l’Epargne, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, leur épargne et leur retraite.L’enquête a été réalisée sur Internet du 11 au 18 mai 2015 auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

mardi 23 juin 2015

Le climat des affaires perd un point en juin

L'INSEE a communiqué mardi 23 juin son indicateur sur le climat des affaires en France pour le mois de juin. Après une hausse de deux points en mai, l’indicateur perd un point et reste inférieur (97) à son niveau moyen de long terme (100). 
Point positif, le climat progresse de deux points dans le bâtiment. Il est stable dans les services et le commerce de détail, mais perd trois points dans l’industrie.
L'indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie est dans la zone indiquant une situation conjoncturelle incertaine.
Indicateur de climat des affaires France
Indicateur de climat des affaires France
Indicateur de retournement France
Indicateur de retournement France

lundi 22 juin 2015

Le commerce perd des emplois, la faute à la crise et à Internet...

Avec le développement de la vente sur Internet et la faible croissance de ces dernières années, le secteur du commerce a perdu des emploi en 2014. 
L'année dernière,  trois millions de salariés (hors intérim) travaillaient dans le commerce hors artisanat commercial, soit 18,9 % des salariés de l'ensemble des secteurs principalement marchands. Plus de la moitié d'entre eux exercent dans le commerce de détail, et près d'un tiers dans le commerce de gros.
Au cours de l'année 2014, le commerce a perdu 15 000 emplois salariés, soit une baisse de ses effectifs de 0,5 %. la rupture est intervenue au momentd ela Grande Récession de 2009.  De 1995 à 2007, l'emploi salarié du commerce n'avait cessé de croître. Depuis, il fluctue au-dessous de son niveau de 2008, l'année 2009 ayant été particulièrement difficile (- 1,2 %).
En 2014, comme au cours des deux années précédentes, les effectifs salariés continuent de diminuer nettement dans le commerce et la réparation d'automobiles (- 1,7 %).
Les non-salariés occupent 411 000 emplois dans le commerce fin 2012, soit 9 500 emplois de plus que fin 2011. Les effectifs non salariés, qui s'étaient repliés en 2009, progressent à un rythme soutenu depuis 2010.
En 2014, 110 000 enterprises commerciales, y compris artisanat commercial, ont été créées en France. Depuis 2009, en raison de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur, les créations d'entreprises dans le commerce sont très nombreuses. En 2014, elles représentent 20,9 % de celles de l'économie française. Leur nombre reste élevé, bien qu'il tende à diminuer depuis 2011. En 2014, il recule de 1,7 % dans les secteurs commerciaux alors qu'il progresse dans les autres secteurs de l'économie (+ 2,3 %).
La moitié des entreprises créées dans le commerce sont le fait de l'auto-entreprenariat. Sur la base des années précédentes, on estime qu'elles ne devraient déboucher sur une activité réelle que dans la moitié des cas.

dimanche 21 juin 2015

La Grèce sortira ou ne sortira-t-elle pas ?

Après des semaines de tergiversations, l'Europe retient son souffle mais l'Europe adore se faire peur même si parfois à force de tirer sur la corde elle peut casser.

Le psychodrame grec se poursuit avec ses hauts et ses bas. L’Europe, avec sa multitude d’Etats, ses joutes florentines a sans nul doute inventé la diplomatie. Les acteurs se plaisent à être des funambules au-dessus d’un gouffre sans fond. Une nouvelle réunion de l’Eurogroupe est prévue le 22 juin avant le sommet européen des chefs d’Etat et de Gouvernement, huit jours seulement avant l’arrivée à échéance d’une tranche de prêts de 1,6 milliard d’euros accordé par le FMI sur un total de 35 milliards. Les 20 juillet et 20 août, la Grèce devra également rembourser un total de  6,7 milliards d’euros à la BCE.

Après les propos très durs de Christine Lagarde et ceux de plusieurs responsables européens appelant les dirigeants grecs à la raison, la BCE a néanmoins décidé, vendredi 19 juin, de relever pour la deuxième fois le plafond de l'aide d'urgence (ELA) qu'elle accorde aux banques grecques. La BCE a voulu surtout éviter un mouvement de panique en Grèce avec des retraits massifs de la part des particuliers. La BCE n’a répondu qu’à moitié aux attentes grecques en consentant de relever le plafond que de 1,8 milliard d’euros sur les 3 demandés. 

Si malgré tout, la Grèce sortait. Combien cela coûterait à la France et aux Français ?

La France détient directement ou indirectement 42 milliards d'euros de créances dont 31 milliards d'euros au titre du Fond Européen de Stabilité Financière. Ce fond  prête de l'argent en empruntant lui même de l'argent, les Etats lui servant de caution de garantie. De ce fait, en cas d'effacement total, ce qui n'est pas le plus probable, le FESF perdrait 142 milliards d'euros de créances et pourrait appeler en garantie les Etats mais ce n'est pas une obligation. Il pourrait également simplement enregistrer dans son bilan la perte. Dans une vision réductrice, il pourrait être mis au débit de tous les Français une perte de plus de 630 euros. Mais l'important n'est pas ce point. Une sortie de la Grèce aurait un impact sur les taux d'intérêt. En effet, les investisseurs réviseraient à la hausse leur demande de prise de risque. Si l'Europe est incapable de sauver le soldat grec qui ne pèse que 2 % comment pourrait-elle sauver un Etat plus important. Pour contrecarrer ce mouvement de défiance, les Européens devraient prendre des mesures afin de renforcer leur cohésion. Néanmoins, l'effet taux pourrait contrecarrer l'effort de la Banque Centrale qui avec son QE tente de relancer l'économie. Les taux augmenteraient pour les Etats mais aussi pour les particuliers et les entreprises. 

Le départ de la Grèce serait une mauvaise nouvelle pour l'Europe et pourrait avoir un impact sur la reprise qui est en train de poindre. Tout le problème vient que les Grecs savant que nous avons plus à perdre qè'à gagner de leur départ et que nous savons qu''ils le savent. C'est pour cette raison que la négociation bute. 









jeudi 18 juin 2015

SUD RADIO avec Philippe Crevel : L'impôt à la source est-il une bonne idée ?

jeudi 18 juin, Philippe Crevel était invité à l'émission de SUD RADIO"le grand référendum" afin de débattre sur le projet de retenue à la source pour l'impôt sur le revenu.





L'impôt à la source est-il une bonne idée ?

Petite augmentation des coûts salariaux au premier trimestre

Avec la reprise, les coûts horaires de la main-d’œuvre ont augmenté de 2,2% dans la zone euro et de 2,5% dans l’Union européenne  au premier trimestre 2015 par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Au quatrième trimestre 2014, les coûts horaires de la main-d’œuvre avaient progressé de 1,2% dans la zone euro et de 1,5% dans l’UE28.

 Dans la zone euro, les salaires & traitements horaires ont augmenté de 2,2% et les coûts non salariaux de 2,1% au premier trimestre 2015, par rapport au même trimestre de l’année précédente. Au quatrième trimestre 2014, les variations annuelles s’établissaient à +1,1% pour les salaires & traitements et à +1,3% pour les coûts non salariaux. Dans l’UE28, les salaires & traitements horaires ont progressé de 2,4% et les coûts non salariaux de 2,6% au premier trimestre 2015. Au quatrième trimestre 2014, les variations annuelles s’établissaient respectivement à +1,4% et +1,7%

Le retour de l'inflation en territoire positif se confirme

Avec la hausse du cours du pétrole, le taux d’inflation annuel de la zone euro a augmenté au mois de mai en atteignant  0,3 %  contre 0,0 % en avril. Un an auparavant, il était de 0,5 %.

Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne s’est établi à 0,3 % en mai 2015, contre 0,0 % en avril. Un an auparavant, il était de 0,6 %.
En mai 2015, des taux annuels négatifs sont encore observés dans huit États membres. Les taux annuels les plus faibles ont été observés à Chypre (-1,7%), en Grèce (-1,4%) et en Slovénie (-0,8%).
 Les taux annuels les plus élevés ont été enregistrés en Roumanie et à Malte (1,3% chacun) ainsi qu'en Lettonie (1,2%).

Par rapport à avril 2015, l’inflation annuelle a baissé dans deux États membres, est restée stable dans trois et a augmenté dans vingt-trois autres. Les plus forts impacts à la hausse sur le taux d’inflation annuel de la zone euro proviennent des légumes (+0,09 point de pourcentage), des restaurants & cafés (+0,08 pp) ainsi que du tabac (+0,07 pp), tandis que les carburants pour le transport (-0,34 pp), les combustibles liquides (-0,15 pp) et le gaz (-0,08 pp) ont eu les plus forts impacts à la baisse.

mardi 16 juin 2015

Grèce comment sortir de l'ornière ?

La Grèce doit rester dans la zone euro et celle ci doit conserver la Grèce. Toute sortie serait une défaite pour les deux parties. Le coût serait élevé pour les Grecs et pour les Européens. Il dépasserait de loin le montant de la dette en jeu. La négociation en cours est un jeu de poker menteur. L'objectif pour les participants est de lâcher le moins de lest. 
Les Européens sont conscients qu'il faut revoir l'accord de 2012 qui prévoyait que l’excédent primaire  devait être de 3 % en 2015 et de 4,5 % l’année prochaine.  Cet objectif n'est pas atteignable. En réduisant le montant de l'excédent primaire, on augmente les besoins de financement de la Grèce et on allonge la durée du retour à la normale. La réduction de cet excédent obéït à des considérations d'ordre économique et politiques. Elle est doit être acceptable par les créanciers qui devront faire un effort. 
Les Grecs ont proposé  de réduire l’objectif d’excédent primaire à moyen terme de 4,5 % à 3,5 % du PIB et d’accorder à la Grèce deux années de plus pour y parvenir — de sorte que l’objectif pour cette année était ramené à 1 %. Par ailleurs, l'ambition des réformes serait moindre. 
Quelles pourraient être les conditions des Européens ?
La Grèce devrait être invitée à réforme le régime de la TVA afin d'élargir l'assiette et réduire ses engagements en matière de retraite.  Les pensions représentent plus de 16 % du PIB, et les transferts du budget au système de retraites sont proches de 10 % du PIB. Les droits retraite sont généreux et versés dans certains cas à des enfants de retraités décédés. Le taux de remplacement reste généreux malgré les baisses intervenues ces dernières années. Il faudrait réduire les pensions de 1 % du PIB.
Que peuvent proposer les Européens et le FMI à la Grèce ?
Les Européens pourraient alléger le fardeau de la dette en réduisant le montant des taux d'intérêt et en allongeant la durée des titres. Dans tous les cas, il faudra accepter des décotes.
La marché le long d'un précipice entraîne quelques tensions mais il serait fortement dommageable de s'y jeter sans réfléchir aux conséquences. Le départ de la Grèce de la zone euro serait un aveu de faiblesse et minerait sa crédibilité. Il ouvrirait une période d'incertitudes et de tensions sur les taux. Pour la Grèce, ce serait un plongeon en terre inconnu avec des risques de dérive populiste dangereuse. Ce serait une décision lourde de sens...


La création d'entreprise en baisse

Selon l'INSEE, au mois de  mai 2015, le nombre total de créations d’entreprises s'est contracté de 1,8 % après -1,0 % en avril. Cette baisse s'explique par le net recul des immatriculations de micro-entrepreneurs (-5,0 % après -4,1 %)? En revanche, les autres formes de créations progressent de +0,7 % après +1,6 %.
En données brutes, le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois diminue par rapport aux mêmes mois un an auparavant : -5,2 % tous types d’entreprises confondus, dont -20,2 % pour les micro-entrepreneurs seuls. Les secteurs qui contribuent1 le plus à cette baisse sont la construction et le commerce.
En données brutes, le nombre cumulé de créations au cours des douze derniers mois diminue (-1,3 %) : le recul des créations d’entreprises individuelles (-2,8 %) est compensé en partie par la hausse des créations sous forme sociétaire (+2,1 %).
En mai 2015, en données brutes, 48,5 % des créations enregistrées sur les douze derniers mois sont des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs.
Part dans l'ensemble des créations
En % du cumul sur 12 mois des données brutes
Source : Insee, Sirene
Mars 2015Avril 2015Mai 2015
Forme sociétaire30,530,730,9
Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs19,620,120,6
Micro-entrepreneurs49,949,248,5
La contribution d'un secteur à l’évolution d'ensemble est l’évolution observée dans ce secteur, pondérée par le poids relatif du secteur dans l'ensemble.
Créations d’entreprises (CVS-CJO *)
Créations d’entreprises (CVS-CJO *)
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables

lundi 15 juin 2015

En 2014, le pouvoir d'achat des ménages a augmenté à nouveau après deux ans de baisse

Grâce à l'augmentation du pouvoir d'achat générée par la baisse des prix, en 2014, en volume, la dépense de consommation des ménages augmente à nouveau, après s’être redressée en 2013 (+ 0,6 % après + 0,4 % en 2013 et – 0,3 % en 2012). 
Son rythme de croissance reste toutefois nettement inférieur à celui d’avant-crise (+ 2,2 % entre 2000 et 2007). La consommation effective des ménages, qui inclut en outre les dépenses directement financées par la collectivité, progresse de manière plus dynamique (+ 0,9 %). Elle est soutenue à la fois par la dépense de consommation individualisable des administrations publiques et par celle des institutions sans but lucratif au service des ménages (+ 1,9 % dans les deux cas). Au total, la consommation effective des ménages contribue pour 0,7 point à la croissance du produit intérieur brut (PIB ; + 0,2 %), alors que leur dépense de consommation n’y contribue que pour 0,3 point.
En valeur, le revenu disponible brut des ménages s’accroît à un rythme plus soutenu qu’en 2013 (+ 1,1 % après + 0,7 % en 2013). Cette évolution intervient dans un contexte de stabilité des prix (0,0 % après + 0,8 %). En conséquence, après deux années de contraction, le pouvoir d’achat augmente nettement (+ 1,1 %)

Comme le pouvoir d’achat de l’ensemble des revenus perçus par les ménages, celui du revenu individuel, c’est-à-dire du revenu moyen par unité de consommation, est à nouveau orienté à la hausse (+ 0,7 %), après trois années de baisse. Une fois déduites les dépenses « pré-engagées », le pouvoir d’achat du revenu arbitrable individuel rebondit également (+ 1,5 %). En effet, les dépenses pré-engagées progressent moins rapidement que les autres dépenses (+ 0,1 % en valeur contre + 0,8 %). Ceci s’explique avant tout par la baisse des dépenses énergétiques dans les logements, qui compense la hausse des autres dépenses pré-engagées, dont principalement celles liées aux loyers et à l’assurance.
En 2014, la dépense de consommation des ménages croît moins vite que leur revenu disponible brut (+ 0,6 % contre + 1,1 % en valeur). Leur taux d’épargne remonte en conséquence de 0,4 point en 2014. Après avoir augmenté de plus d’un point en 2009, il avait continûment reculé jusqu’en 2013. Il se situe désormais à son niveau d’avant-crise, soit 15,1 %.

jeudi 11 juin 2015

Comment investir en bourse par Philippe Crevel ?


Pour le site Internet Toutsurlesplacements.com Philippe Crevel livre quelques conseils pour aller en bourse sans trop prendre de risque.

L'inflation repart doucement mais que fera le Gouvernement pour le Livret A au mois d'août

Avec l'augmentation du prix du pétrole et des produits alimentaires, au mois de mai, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,2 %  +0,1 % en avril . 
Sur un an, il s’élève pour le deuxième mois consécutif  à +0,3 % après +0,1 % en avril. Corrigé des variations saisonnières, il croît de 0,3 % sur un mois comme sur un an.
En mai 2015, les prix des services augmentent de nouveau légèrement (+0,1 % comme en avril ; +1,3 % sur un an), avec des variations plus marquées par grand poste de consommation : comme chaque année en mai, les prix des services liés au logement reculent nettement (-0,6 %, comme en mai 2014 ; +1,0 % sur un an) du fait de la baisse saisonnière des prix des services de chauffage central (-27,2 %). 
Par ailleurs, les prix des services liés au tourisme augmentent à l’amorce de la saison estivale : +0,3 % pour les services d’hôtellerie, cafés et restaurants (+1,2 % sur un an) ; +16,9 % pour les voyages touristiques tout compris (-0,4 % sur un an) et +2,9 % pour les locations de résidences de vacances (+0,9 % sur un an). À l'inverse, les prix des services du transport aérien se replient (-2,8 % en mai ; +1,5 % sur un an) après une vive hausse en avril (+8,0 %), pendant la période des vacances scolaires de printemps.
Les prix des produits manufacturés augmentent légèrement en mai 2015 (+0,1 % comme en avril) mais restent en recul sur un an (-0,7 %). 
En mai 2015, l’indicateur d'inflation sous-jacente (ISJ) qui ne tient pas compte des facteurs conjoncturels de hausse (matières premières...) croît de +0,2 % (après +0,1 % en mars et avril) et de 0,6 % sur un an (après +0,4 % en avril). 
D'ici le mois d'août, le Gouvernement devra se prononcer sur le taux du Livret A qui est de 1 %. Il a jusqu'à maintenant refusé de suivre le Gouverneur de la Banque de France qui réclame une baisse du taux. En l'état actuel, le taux devrait passer à 0,75 %. Avec les élections régionales dans le viseur, le Gouvernement devrait opter pour le statuquo. 

mercredi 10 juin 2015

Le taux de chômage continue de baisser en Europe mais pas en France

Dans la zone euro, le taux de chômage s’est établi à 11,1% en avril 2015, en baisse par rapport à mars 2015 où il se situait à 11,2% et en baisse par rapport au taux de 11,7% du mois d’avril 2014.

Dans l’Union européenne , le taux de chômage s’est établi à 9,7% en avril 2015, stable par rapport à mars 2015 mais en baisse par rapport au taux de 10,3% d’avril 2014.

23,504 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’Union au mois d'avril dont 17,846 millions dans la zone euro. Par rapport à mars 2015, le nombre de chômeurs a diminué de 126 000 dans l’Union et de 130 000 dans la zone euro. Comparé à avril 2014, le chômage a baissé de 1,545 million de personnes dans l’Union et de 849 000 dans la zone euro.

Parmi les États membres, le taux de chômage le plus faible en avril 2015 a été enregistré en Allemagne (4,7%), et les plus élevés en Grèce (25,4% en février 2015) et en Espagne (22,7%). Sur un an, le taux de chômage en avril 2015 a baissé dans vingt-deux États membres et a augmenté dans six autres. Les baisses les plus marquées ont été observées en Espagne (de 24,9% à 22,7%), en Lituanie (de 11,1% à 8,9%) et en Irlande (de 11,8% à 9,7%). Les hausses ont quant à elles été enregistrées en Belgique (de 8,4% à 8,5%), en Roumanie (de 6,8% à 6,9%), en Autriche (de 5,5% à 5,7%), en France (de 10,1% à 10,5%), en Croatie (de 17,1% à 17,5%) ainsi qu’en Finlande (de 8,5% à 9,4%). En avril 2015, le taux de chômage aux États-Unis s’est établi à 5,4%, en baisse par rapport au taux de 5,5% enregistré en mars 2015 et à celui de 6,2% d’avril 2014. 

Loi Macron : itinéraire d'une loi économique vidée de son contenu pour devenir une arme politique au service d'un Manuel Valls en mal d'autorité | Atlantico.fr

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mardi 9 juin 2015

La France compte plus de 18 000 hôtels et 650 000 chambres

En 2014, la France comptait  18 300 hôtels de tourisme d’au moins 5 chambres ayant ouvert tout ou partie de l’année. Ils mettent à disposition un total de 650 000 chambres. 

Chaque jour, en moyenne, 543 000 personnes ont occupé 346 000 chambres, soit un peu plus d’une personne et demie par chambre.
En France, les chaînes hôtelières apparues dans les années 1960 contrôlent une part de plus en plus importante du parc hôtelier. Toutes gammes confondues, les hôtels de chaîne  représentent désormais environ un quart des hôtels (23 %) et la moitié des chambres d’hôtels offertes (47 %), contre un huitième des hôtels et un tiers des chambres en 2000.
Le parc hôtelier, de chaîne ou indépendant, est dominé par les 2-3 étoiles, qui proposent au total 60 % des chambres. Le haut de gamme (4-5 étoiles) offre 21 % des chambres. Les chaînes sont plus souvent classées que les indépendants. Elles sont surreprésentées parmi les 1 étoile (85 % des chambres). Elles devancent aussi les indépendants dans les 4-5 étoiles (63 % des chambres), même si certains établissements de très haut de gamme demeurent indépendants. À noter qu’un établissement « indépendant », au sens où il n’appartient pas à une chaîne, peut appartenir malgré tout à un groupe au sens économique, possédant ou non d’autres hôtels.
En moyenne, les hôtels de chaîne sont trois fois plus grands que les indépendants (80 chambres pour les premiers contre 25 pour les seconds). Ce constat vaut à tous les niveaux du classement. De chaîne ou indépendants, les hôtels haut de gamme sont les plus grands et les non-classés les plus petits. De 1 à 3 étoiles, la taille moyenne des hôtels de chaîne est stable, alors qu’elle croît avec le référencement pour les indépendants.


Les hôtels de chaîne sont implantés dans les lieux favorables à une fréquentation régulière. Leurs chambres sont installées à plus de 80 % en zone urbaine (agglomérations de Paris ou de province), contre un peu plus de la moitié pour les indépendants. Ils y réalisent 83 % de leurs nuitées  contre 55 % pour les hôtels indépendants.
A contrario, les zones rurales et les stations de ski n’accueillent que 5 % des chambres des hôtels de chaîne, mais 28 % de celles des indépendants. Lorsque les chaînes sont implantées dans le rural, elles privilégient les nœuds de communication (sorties d’autoroutes, aéroports...) et la périphérie éloignée des grandes agglomérations. De même, sur le littoral, elles sont davantage situées en environnement urbain ou périurbain.
Les hôtels de chaîne affichent de meilleurs taux d'occupation que les indépendants, supérieurs de 10 points en moyenne. Ainsi, avec 47 % des chambres offertes et une plus forte occupation, ils louent annuellement 51 % des chambres.
À classement identique, les taux d’occupation sont toujours plus élevés pour les chaînes. L’écart est le plus fort au sein des hôtels non classés (18 points) et décroît à mesure que l’on monte en gamme. En effet, l’occupation dépend moins du classement pour les hôtels de chaîne que pour les indépendants. Entre les établissements non classés et les 4-5 étoiles, le taux varie de 61 % à 67 % pour les chaînes et de 43 % à 62 % pour les indépendants.
Dans l’agglomération parisienne, hôtels de chaîne et indépendants sont au coude à coude pour les taux d’occupation. C’est dans cette zone que les hôteliers réalisent leurs meilleures performances (plus de 75 % de chambres occupées). À l’inverse, les taux sont les plus faibles dans le rural et les stations de ski, zones où les chaînes sont relativement moins implantées. C’est dans ces zones, cependant, que l’écart de fréquentation entre les deux types d’hôtels est le plus élevé (de l’ordre de 12 points).
Une partie des écarts de taux d’occupation entre chaînes et indépendants provient de leur structure d’implantation. Si cette structure était la même, l’écart entre les taux moyens serait de 6 points au lieu de 10 points.
Le tourisme d’affaires représente 41 % des nuitées. Cette clientèle est assez hétérogène, avec des budgets de frais de déplacement très différents selon les catégories d’entreprises et de salariés (du représentant de commerce au dirigeant d’entreprise). Elle comprend également une part de voyageurs internationaux.
Le tourisme d’affaires contribue davantage aux nuitées des hôtels de chaîne (à hauteur de 46 %) qu’à celles des indépendants (36 %). Il représente la majorité des nuitées dans les hôtels de chaîne économiques (non classés ou 1 étoile) et près de la moitié dans ceux à 2 étoiles. Le poids de cette clientèle décroît avec le classement, que ce soit pour les hôtels de chaîne ou pour les indépendants. Néanmoins, du fait de la structure du parc, les 3 étoiles ou plus assurent 58 % des nuitées de la clientèle d’affaires.
C’est dans l’urbain de province que le poids du tourisme d’affaires est le plus important (54 % des nuitées). Dans les zones rurales, l’écart est marqué entre les hôtels de chaîne (50 %) et les indépendants (34 %). Ceci s’explique par l’implantation des chaînes à proximité de nœuds de communication, plus susceptible d’intéresser cette clientèle professionnelle.

La clientèle en provenance de l’étranger représente 37 % des nuitées dans les hôtels, qu’ils soient de chaîne ou indépendants. Pour les deux types d’hôtels, la part des nuitées étrangères croît avec le classement : de 20 % environ en entrée de gamme à plus de 50 % dans le haut de gamme. Globalement, compte tenu de la structure du parc, le milieu-haut de gamme accueille la majorité des nuitées étrangères.
L’agglomération parisienne capte 52 % des nuitées des touristes étrangers, alors qu’elle n’accueille que 22 % des nuitées des résidents français. Les étrangers représentent ainsi 58 % des nuitées dans l’agglomération contre 26 % sur le reste du territoire. L’attrait de la zone est d’autant plus fort que les clients viennent de loin : les touristes extra-européens passent 70 % de leurs nuitées dans l’agglomération, contre un peu moins de la moitié pour les européens non résidents.
Dans l’agglomération parisienne, les hôtels de chaîne reçoivent proportionnellement moins d’étrangers que les hôtels indépendants (54 % contre 64 %). Cependant, étant donné leur poids dans l’offre de chambres, ils accueillent quotidiennement près de 60 000 touristes étrangers, soit 30 % de plus que les hôtels indépendants. L’hôtellerie indépendante se situe essentiellement dans Paris (80 % des chambres), privilégiant un emplacement central dans un cadre plus personnalisé. À l’inverse, les hôtels de chaîne sont majoritairement présents en dehors de Paris (63 % des chambres), en particulier dans l’immédiate petite couronne, autour des aéroports et des parcs de loisirs.

En France métropolitaine, les hôtels comptent en moyenne 35 chambres. Environ 7 500 hôtels (40 %) comptent moins de 20 chambres, dont 2 500 avec moins de 10 chambres. Ces tout petits hôtels sont quasi exclusivement indépendants, largement implantés en zone rurale (62 %) et fréquemment non classés (près de 60 %).
À l’opposé, les quelques 800 hôtels d’au moins 100 chambres appartiennent trois fois sur quatre à des chaînes et sont localisés dans l’urbain dans 75 % des cas (moitié dans l’agglomération parisienne, moitié en province, avec quasiment deux fois plus de chambres à Paris qu’en province). Près de la moitié de ces grands hôtels sont haut de gamme (4 ou 5 étoiles). Depuis 2010, le parc poursuit sa concentration : + 7 % d’hôtels de plus de 100 chambres et – 2 % d’hôtels de moins de 20 chambres.
46 % des hébergements sont ouverts toute l’année et 16 % ferment moins d’un mois. En 2014, les hôtels ont été ouverts en moyenne 314 jours. Le fonctionnement en continu est quasi général pour les hôtels de chaîne (90 %), mais minoritaire pour les hôtels indépendants (36 %). Il est également la norme dans l’urbain et pour les hôtels les plus grands. 71 % des chambres sont ainsi à disposition du public toute l’année.

L'emploi en France face à la question du CDI

Philippe Crevel a été interviewé par la rédaction d'Atlantico au sujet du CDI et de son impact sur l'emploi et l'économie.



Le gâchis : tout ce (et ceux) que le droit du travail français a sacrifié sur l'autel du CDI | Atlantico.fr

lundi 8 juin 2015

Le bâtiment continue de souffrir !

Au mois de mai, selon la Banque de France, la production industrielle a continué de progresser. L’agroalimentaire, l’automobile et la pharmacie connaissent une réelle reprise. Les livraisons et les commandes sont bien orientées. Du fait de surcapacités de production, les effectifs sont toujours een légère baisse et en raison d'une forte concurrence et du fait de la baisse des cours des matières premières, les prix des produits finis s’érodent. néanmoins, les trésoreries restent larges. Selon les chefs d’entreprise, la production devrait augmenter à nouveau en juin. 

 Dans les services, l’activité est en légère hausse, grâce notamment au transport, aux activités de conseil et au travail temporaire. Les effectifs augmentent un peu. Les prix sont stables. La hausse de l’activité devrait se poursuivre en juin selon les chefs d’entreprise. 

Le bâtiment continue de souffrir, l’activité du bâtiment est en léger repli. Le gros œuvre recule alors que le second œuvre est stable. Les carnets se regarnissent toutefois, notamment dans le second œuvre. Les effectifs  continuent de se contracter. Les prix des devis diminuent du fait de la concurrence et de la morosité ambiante. Les chefs d’entreprise prévoient une petite reprise de l’activité en juin.

mardi 2 juin 2015

Quand la douceur de l'ouest vaut aussi pour la pauvreté !



Le taux de pauvreté est assez stable en France depuis plusieurs années avec une légère progression en fin de période. Au niveau géographique, des écarts non négligeables existent entre régions et entre départements. L’Ouest s’en sort mieux que le Sud et le Nord de la France.

Les régions ayant les plus forts taux de pauvreté sont la Corse, le Languedoc-Roussillon et le Nord - Pas-de-Calais (autour de 20 %). Il est, en revanche, le plus faible en Bretagne et Pays de la Loire (moins de 11 %).

Au niveau départemental, l’Île-deFrance a la particularité de compter en son sein les départements ayant le plus fort et le plus faible taux de pauvreté. Ainsi, en 2012 le taux de pauvreté est de 9 % dans les Yvelines et de 27 % en Seine-Saint-Denis.

Hors Île-de-France, tous les départements des régions Nord - Pas-de-Calais, Corse, et Languedoc-Roussillon (exceptée la Lozère) enregistrent les plus forts taux de pauvreté (entre 18 % et 23 %).

Le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, l’Ariège, la Creuse, les Ardennes et l’Aisne figurent également parmi les départements à fort taux de pauvreté (entre 18 % et 20 %).

Les départements comptant un faible taux de pauvreté hormis les Yvelines sont observés en Loire-Atlantique, Finistère, Ille-et-Vilaine et Vendée, ainsi qu’en Savoie,

Haute-Savoie et dans l’Ain (autour de 10 %).

lundi 1 juin 2015

résultats du chômage au mois d'avril : quand cela ne veut pas...

CHÔMAGE AVRIL 2015

Quand cela ne veut pas….


La bonne croissance du premier trimestre, +0,6 %, ne se traduit pas, en France, par une réduction du chômage. Loin de là, le chômage a, au mois d’avril, enregistré une forte hausse, +0,7 % par rapport au mois de mars portant le total de demandeurs d’emploi à 3 536 000. Sur un an, la hausse est désormais de 5,1 %. Toutes catégories confondues, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi atteint 5 344 600. Il n’y a pour le moment pas d’inflexion sur longue période de la courbe du chômage. La France continue ainsi à se démarquer de ses principaux partenaires qui connaissent une décrue régulière de leur chômage.

En avril, tous les clignotants virent au rouge. Ainsi, le chômage des jeunes connaît une hausse de 0,8 %. Celui des seniors de plus de 50 ans progresse de 0,9 %. Seule petite satisfaction, la durée moyenne d’inscription au chômage (catégories A,B,C) est en diminution au mois d’avril, -2 jours à 285 jours.

Au niveau régional, la Corse détient toujours le triste privilège de la plus forte hausse en un an, +11,1 % suivie par l’Aquitaine, +6,8 %, Rhône-Alpes et Pays de la Loire (6,4 % pour les deux régions).

Le faible taux d’utilisation des capacités de production avec des entreprises qui sont en sureffectifs empêche pour le moment d’inverser la courbe du chômage. La France est toujours en train de digérer les trois années de stagnation économique. La consommation évolue toujours en dent de scie et la production industrielle n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant crise. Les employeurs restent très prudents comme en témoigne l’évolution peu favorable de l’investissement et le recours massif des CDD, plus de 82 % des embauches se font en CDD. Le traitement social avec la multiplication des emplois aidés (emploi d’avenir) atteint ses limites.

Néanmoins, plusieurs signaux sont positifs. La reprise légère mais réelle des crédits aux entreprises tout comme l’amélioration lente mais réelle du climat des affaires devraient à un moment ou un autre déboucher sur des créations d’emploi. La montée en puissance du CICE a été sans nul doute trop lente pour créer un véritable choc sur l’offre. Il en est de même avec le pacte de responsabilité dont les mesures n’entrent que progressivement en application.