jeudi 29 novembre 2012

La solidarité en période de crise


Le site Atlantico.fr a mené une enquête sur les solidarités familiales en période d'augmentation du chômage. Le journaliste Olivier Harmant a interrogé Philippe Crevel sur le rôle que pouvait jouer l'épargne en la matière et si elle pouvait se substituer à la solidarité nationale.

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vendredi 23 novembre 2012

Assuirance-vie le retour !!!!


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants a été interrogé par Danièle Guinot du Figaro au sujet de l'augmentation de la collecte de l’assurance-vie au mois d'octobre.  Cette collecte de 1,7 milliards d'euros est le plus importante depuis 2010. Elle intervient au moment où l'épargne défiscalisée a également battu des records.

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jeudi 22 novembre 2012

dimanche 18 novembre 2012

Comment épargner son argent ?


20 minutes.fr a publié un article les meilleurs placements financiers après la hausse des prélèvements obligatoires. Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants a été interrogé sur ce sujet.

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vendredi 9 novembre 2012

La France en récession !!!


La récession, une affaire entendue et attendue

C’est malheureusement l’histoire d’une chronique maintes fois annoncée ; la France entre en récession. La Banque de France a annoncé, le 9 novembre, que le PIB devrait reculer de 0,1 % au 3ème et au 4ème trimestres. Depuis le début de l’année, la France était sur la corde raide avec une croissance nulle au 1er et au 2ème trimestres. La France qui jusqu'à maintenant flirtait avec la récession y entre de plain pieds.

Du fait du contexte européen et des plans de réduction des déficits mis en œuvre, la France ne pouvait guère espérer renouer avec la croissance en cette fin d’année.

Plusieurs de ces grands partenaires sont en récession déjà depuis plusieurs trimestres comme l’Espagne et l’Italie ce qui pèse sur les exportations. L’Italie devrait enregistre une diminution de son PIB de 2,3 % et l’Espagne de 1,4 %. Le Royaume-Uni, autre grand client de la France est en récession (-0,3 %). Même l’Allemagne commence à être impacté avec un taux de croissance qui ne devrait pas excéder 0,4 % cette année.

L’autre grand facteur de contraction du PIB est la dégradation du pouvoir d’achat des Français. Les mesures Fillon annoncées en 2010 aboutissaient à une augmentation des prélèvements d’une dizaine de milliards d’euros auxquels il faut ajouter les mesures prises cet été par le nouveau Gouvernement et par celles en cours d’adoption dans le cadre du PLF et du PLFSS 2013. Une trentaine de milliards d’euros seront ainsi ponctionnés.

L’augmentation rapide du chômage depuis le début de l’année, conséquence du ralentissement l’autoalimente.

Quelles conséquences ?

Le taux de croissance de 2012 avait été revu à la baisse à 0,3 % contre 1,2 % initialement revu dans un premier temps à 0,8 %. Il pourrait être encore plus faible avec à la clef moins de rentrées fiscales.

L'acquis de croissance pour 2013 sera nul voire négatif rendant très improbable l'atteinte de l'objectif de 0,8 % du Gouvernement. Le manque à gagner fiscal devrait tourner autour de 5 à 6 milliards d'euros.

Les incertitudes américaines

L’année 2013 dépendra de la politique économique et budgétaire américaine. Logiquement, un important plan de réduction du déficit fédéral doit s’appliquer avec une remise en cause de nombreux avantages fiscaux et la réduction des dépenses. Une loi a été votée en 2010 pour graver dans le marbre l'objectif de réduction du déficit de 1 200 milliards de dollars sur 10 ans, à partir de 2013. Le déficit budgétaire est de 1326 milliards de dollars. Une commission spéciale, réunissant démocrates et républicains, est chargée d’établir ce plan de réduction Pour 2013, il pourrait porter sur 300 milliards de dollars.

Le Congrès devra également dans les prochaines semaines réétudier le relèvement du plafond de dettes fixé à 16 394 milliards de dollars. La dette américaine est de 16 190 milliards de dollars à fin octobre soit 100 % du PIB.

La mise en œuvre du plan de réduction pourrait avoir raison de la croissance américaine qui devrait être de 2,2 % en 2012 même si cette croissance repose sur des bases relativement saines (compétitivité retrouvée par maîtrise salariale et réduction de la facture énergétique).

Les Etats-Unis étant avec l’Union européenne, le principal centre de consommation, l’économie mondiale aurait du mal à résister à leur entrée en récession. C’est pourquoi il y a un relatif consensus sur le fait que l’assainissement des comptes publics américains soit étalé.

Il n’en demeure pas moins que la zone euro ne pourra pas bénéficier de la croissance américaine pour compenser la faiblesse de son activité intérieure.

2013, les tensions sociales remplaceront-elles les tensions économiques ?

La Grèce pourrait sortir du trou noir dans lequel elle est plongée depuis plus de cinq ans. Le PIB pourrait renouer avec la croissance en 2014 avec 0,6 %. Depuis le début de la crise, le PIB pourrait être amputé de plus de 15 %. Le chômage continuera à concerner le quart de la population active et l’endettement public devrait se situer à 180 % du PIB. Les tensions avec l’Union européenne restent vives.

L’Espagne devrait rester en récession en 2013 avec toujours un fort chômage. En revanche, la compétitivité de son économie s’améliore avec une reprise des exportations. Même si l’Italie sera toujours en récession, il est attendu une amélioration en fin d’année prochaine.

Compte tenu du niveau sans précédent ou presque du chômage et des mesures de réduction des dépenses publiques, des tensions sociales pourraient s’accroître l’année prochaine.

L’Europe attendra les élections allemandes de l’automne 2013

Les élections allemandes marqueront l’année 2013. Il est évident qu’Angela Merkel pour ne pas hypothéquer ses chances de réélection devra maintenir un discours orthodoxe sur les finances publiques et sur les engagements de l’Allemagne à l’égard de ces partenaires.

mercredi 7 novembre 2012

Allons-nous commettre sur le gaz de schiste la même erreur que sur les OGM ? | Atlantico

Philippe Crevel a répondu aux questions de Atlantico au sujet de l'interdiction des recherches sur le gaz de schiste.

Allons-nous commettre sur le gaz de schiste la même erreur que sur les OGM ? | Atlantico

la victoire de Barack Obama, quelles conséquences pour l'Europe ?


Barack Obama a été réélu pour un second mandat avec une avance confortable au niveau des grands életeurs. Il devra néanmoins se satisfaire d'une Chambre des représentants républicaine et d'une très faible majorité démocrate au Sénat. Le plus dur reste à faire. le Président devra engager un processus d'assainissement des comptes publics en 2013. Or, la réduction des déficits risque de plonger l'économie américaine en récession tout comme l'économie mondiale. Le plafond de dette publique de 16 400 milliards de dollars devrait être relevé ce qui entraînera au sein du Congrès à d'importants marchandages. Actuellement, la dette publique représente environ 100 % du PIB. Si rien n'est fait, sa progression sera exponentielle dans les prochaines années. Le déficit public se situe autour de 1000 milliards de dollars soit 7,8 % du PIB en 2012 en réduction de 0,5 point par rapport à 2011. L'accord de réduction des dépenses doit entrer en vigueur en 2013. Les Républicains et Démocrates s'étaient, en effet, entendus que sur son report après l'élection présidentielle.

Les Etats-Unis peuvent-ils tout à la fois réduire le déficit de 3 points sans tomber en récession. Il y a certes une plus grande flexibilité des dépenses qu'en Europe. D'autre part, les dépenses ne représentent que 30 % du PIB contre 56 % en France. De ce fait, leur impact sur la conjoncture est moindre qu'en France. Néanmoins, nul ne pense aujourd'hui qu'une application stricte du plan de réduction des déficits sera effectuée.

Les Etats-Unis disposent d'atouts pour maintenir leur taux de croissance qui tourne autour de 2 %. La diminution du coût de l'énergie avec le développement du gaz de schiste ou des pétroles bitumineux. La maîtrise salariale et le maintien d'un fort niveau de recherche constituent également les autres points forts des Etats-Unis. Il faut remarquer que la balance commerciale se rééquilibre progressivement traduisant une amélioration de la compétitivité américaine.

Barack Obama n'est pas attaché à l'Europe à la différence de Mitt Romney. Le Président est à la recherche d'un équilibre économique et stratégique avec la Chine et avec les nouveaux pays émergents asiatiques. Par ailleurs, son équipe est très consciente de la nécessité de développer les relations économiques avec les Etats d'Afrique qui bénéficient de forts taux de croissance.

Malgré la cohabitation avec la Chambre des Représentants, la position de Barack Obama sort renforcée. Il a deux ans pour tenter de résoudre les problèmes économiques avant les élections de Midterm et avant la fin du second mandat qui est en règle générale peu propice à l'engagement de réformes.

lundi 5 novembre 2012

Rapport Gallois ; pour une réforme de l'assurance-vie et en faveur de l'épargne longue



Louis Gallois dans son rapport sur la compétitivité propose de réorienter 'épargne vers les entreprises. A cette fin, il demande l'allongement de la durée des contrats d'assurance-vie et une amélioration des incitations e faveur des unités de compte. Il souhaite également que les Plans d'Epargne en Actions soit plus ouvert aux PME. Il insiste à raison sur la faiblesse des fonds propres des entreprises. Il conviendra de suivre l'éventuelle application des propositions sur l'épargne.

Dans l'état des lieux, Louis Gallois mentionne que "les règles d’affectation de l’épargne dite « réglementée » (livret A et livret de développement durable, dit LDD) garantissent le fléchage d’un montant minimal d’épargne vers les entreprises. L’essentiel de cette épargne, particulièrement abondante en France, est cependant mobilisée vers le financement du logement social (part dite « centralisée » au fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations). Elle est, pour le moment,excédentaire.S’agissant plus précisément des actifs gérés par les sociétés d’assurance, en principe adaptés aux financements de long terme et représentant des montants considérables (1 680 milliards d’euros fin 201023), seule une fraction limitée finance les sociétés non financières françaises (110 milliards d’euros, soit un peu plus de 5 % et pratiquement rien ne va vers les PME et ETI non cotées. Les règles de Solvency II se sont, en outre, traduites par un retrait massif des compagnies d’assurance du marché des actions".

Dans la partie propositions, le rapport souligne que "le renforcement des fonds propres des entreprises est évidemment essentiel pour soutenir l’investissement dans une période de crédit plus rare. Il suppose que l’épargne soit orientée vers des placements longs et à risque, et les placements longs vers l’industrie. C’est le complément indispensable du « choc de compétitivité ». Nous proposons : que la « durée » des contrats d’assurance vie soit allongée par une adaptation de leur régime fiscal et que, par les mêmes moyens, les contrats en unités de compte (c'est-à-dire investis en actions), actuellement très minoritaires, ou les contrats « diversifiés » créés en 2005 soient avantagés par rapport aux contrats dits en euros (placements essentiellement obligataires).

le rapport précise que "les compagnies d’assurance soient conduites à investir une faible part de leurs actifs– de l’ordre de 2 % – dans des sociétés non cotées (elles y ont été incitées mais ne s’y sont pas tenues). La liquidité des placements devrait être assurée à une certaine échéance. Les placements s’effectueraient plutôt dans le cadre de fonds spécialisés. L’État devrait d’ailleurs inciter directement les collecteurs d’épargne proches de lui (la CNP, la Prefon,les Caisses des Retraites gérées par la Caisse des Dépôts (IRCANTEC…), le fonds de réserve des retraites, la CADES…) à être plus actifs dans ce domaine ; que les PEA soient, pour partie, réorientés vers les PME et les ETI (ils sont, pour une large part, investis dans les grandes valeurs de la cote), grâce à un avantage fiscal, pour déboucher sur un véritable PEA-PME, comme l’a annoncé le Président de la République le 20 septembre 2012 ; que le capital investissement pour les entreprises innovantes, notamment à travers les FCPI et les FIP, soit soutenu par la stabilité de son régime fiscal – a minima – ou plutôt,par l’augmentation des plafonds de versement des épargnants. Encourager parallèlement une durée plus longue de placement (10 ans) doit permettre de financer les « investissements patients » dont les PME ont besoin.Le développement de l’actionnariat dans les PME et les ETI doit plus généralement s’inscrire dans un cadre fiscal supportable pour un placement à risque et qui ne soit pas pénalisant par rapport à d’autres placements plus « confortables » comme l’immobilier, dont la fiscalité pourrait être relevée".

Lire l'ensemble du rapport

samedi 3 novembre 2012

Ce n'est pas à la mode mais vive la concurrence


La France souffre d’un manque cruel de concurrence et de goulets d’étranglement générant ainsi des rentes de situation et des surcoûts. La forte concentration du commerce de gros et la complexité des règles de distribution contribuent à l’augmentation des prix. Les Français ont profité moins que leurs homologues allemands ou anglais des importations en provenance des pays à bas coûts non pas parce que nous importons moins de ces produits mais parce que l’avantage tarifaire arrive rongé aux consommateurs. L’énergie est un autre secteur pour lequel nous payons un surcoût. Au-delà du refus de l’exploitation des gaz de schiste qui aux Etats-Unis a permis une baisse des prix de 20 %, nous souffrons de problèmes de distribution. Ainsi, le pétrole arrivant à Rotterdam coûte, près de 20 dollars de plus, que celui qui arrive aux Etats-Unis. L’éclatement du marché européen, le nombre réduit des ports pétroliers compétitifs et le nombre réduit de société exploitant des réseaux expliquent cette situation. Pour les autres énergies, l’absence de concurrence est nette malgré les tentatives de l’Union européenne pour faciliter l’émergence de concurrents aux entreprises nationales. Sans partition des entreprises historiques comme EDF, en suivant la méthode prise par les Etats-Unis avec les compagnies de téléphone, il n’y a pas de salut.

Le marché unique n’a pas abouti à la création d’un vaste marché uniforme au sein de l’Union européenne du fait du poids des réglementations fiscales et sociales. A l’exception de l’entrée des compagnies low-cost, le ciel des Etats membres reste dominé par les grandes compagnies nationales. Pour les télécommunications, la concurrence s’est réalisée par les réseaux de téléphone mobile. Il n’en demeure pas moins que pour les grands Etats, sauf pour le Royaume-Uni, les leaders sont nationaux. Pour le transport ferroviaire, la libéralisation est plus sur le papier que dans les faits compte tenu du coût d’entrée sur le marché. La seule possibilité pour créer un réel climat de concurrence serait de diviser la SNCF en plusieurs lots. Avec la fusion de RFF et de la SNCF, le gouvernement fait plutôt machine arrière.

Le marché unique reste à construire pour de nombreux services. Ainsi, le marché unique de l’assurance est la juxtaposition de 27 marchés correspondant au 27 Etats membres de l’Union européenne. Un contrat d’assurance-vie français ne vaut que pour les Français.

Si la concurrence s’est accrue avec la mondialisation, elle concerne surtout le secteur industriel avec l’arrivée de producteurs des pays émergents.

Le poids et le rôle des administrations publiques contribuent au manque de concurrence en France. Les collectivités publiques en fixant les prix pour un nombre important de services empêchent l’entrée sur les marchés concernés d’entreprises privées. Les activités sportives ou culturelles sont aujourd’hui monopolisées par le secteur public. Le secteur du logement ou le financement des PME entrent de plus en plus dans la sphère publique.

La recherche d’une plus grande concurrence passe par une libéralisation de certains secteurs mais aussi par une refonte du mode d’intervention publique. L’Etat ne peut plus être producteur mais être avant tout régulateur. Il doit être un correcteur d’inégalités mais pas un destructeur de marchés. En lieu et place d’être un producteur de services, il doit facili

jeudi 1 novembre 2012

La lettre du mois de novembre du Cercle des Epargnants


La lettre N°76 du mois de novembre est publiée.

Au sommaire de la lettre du mois de novembre :

  • L'édito De Philippe Crevel, "quand l'épargnant se prend pour l'âne de Buridan"
  • L'assurance-vie souffre mais ne rompt pas
  • Retraite, comment éviter la Bérézina
  • 20 000 milliards de dollars
  • Le Madelin a sauvé sa peau fiscale


Lire la lettre N°76