mardi 21 février 2017

Petit bond en avant de l'inflation en France : 1,3 % en rythme annuel

Selon l'INSEE, au mois de  janvier, l'indice des prix à la consommation (IPC) a baissé de 0,2 % sur un mois, après une hausse de 0,3 % en décembre. Corrigé des variations saisonnières, il augmente de 0,7 %, après +0,1 % en décembre. Sur un an, les prix à la consommation sont orientés à la hausse. le taux d'inflation passe de 0,6 à 1,3 % de décembre à janvier et atteint ainsi son plus haut niveau depuis novembre 2012.

La hausse des prix est toujours la conséquence de l'augmentation des prix du pétrole. Il y a un fort effet base car le prix du pétrole était au plus bas entre janvier et février 2016. 
Sur le mois, le recul est dû à la baisse saisonnière des prix des produits manufacturés, notamment ceux de l'habillement et des chaussures. Néanmoins, cette baisse est moins forte qu'en janvier 2016, surtout en raison d'un début des soldes d'hiver plus tardif cette année. La baisse d'ensemble est atténuée par la nette accélération des prix de l'énergie et, dans une moindre mesure, des prix de l'alimentation.

En janvier 2017, les prix de l'énergie accélèrent vivement (+4,5 %) après déjà quatre mois de hausses consécutives. Sur un an, l'augmentation des prix s'accentue nettement : +10,3 % après +4,3 % le mois précédent. Il s'agit de la plus forte hausse depuis novembre 2011.

jeudi 16 février 2017

BFM Business : 15 février 2017 : alors le retour de l'inflaton


Léger recul du chômage en France

Le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail  de la France métropolitaine s'est abaissé à 9,7 % au 4e trimestre de l'année dernière en recul de 0,1 point par r apport au 3e trimestre. Pour l'ensemble de la France ce taux est de  quatrième trimestre 2016, le taux de chômage au sens du BIT est de 10,0 % de la population active en France, après 10,1 % au troisième trimestre.

Le taux de chômage  s'est réduit pour les jeunes et les personnes âgées de 50 ans ou plus, alors qu'il a augmenté  pour celles de 25 à 49 ans. Sur un an, le taux de chômage baisse de 0,2 point.

Parmi les chômeurs, 1,2 million déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Au quatrième trimestre 2016, le taux de chômage de longue durée s'établit à 4,2 % de la population active. Il diminue de 0,1 point par rapport au troisième trimestre 2016 et au quatrième trimestre 2015.
 

Taux de chômage au sens du BIT

  • Estimation à +/- 0,3 point près du niveau du taux de chômage et de son évolution d'un trimestre à l'autre
  • Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
  • Source : Insee, enquête Emploi
 

 Taux de chômage BIT en France métropolitaine

Données CVS, en moyenne trimestrielle
Taux de chômage BIT en France métropolitaine
 En % de la population activeVariation en points sur unMilliers
 2016T32016T4 (p)trimestrean2016T4 (p)
Personnes au chômage9,89,7–0,1–0,22 783
15-24 ans25,023,3–1,7–0,7627
25-49 ans8,89,00,2–0,21 597
50 ans ou plus7,16,7–0,40,0559
Hommes9,89,80,0–0,61 472
15-24 ans24,824,0–0,8–1,5352
25-49 ans8,58,80,3–0,7814
50 ans ou plus7,57,2–0,30,0306
Femmes9,89,5–0,30,11 311
15-24 ans25,122,5–2,60,3275
25-49 ans9,19,20,10,2783
50 ans ou plus6,66,1–0,5–0,2252
Personnes au chômage de longue durée4,34,2–0,1–0,11 223
  • (p) = provisoire
  • Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
  • Source : Insee, enquête Emploi
En France métropolitaine, parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,5 million souhaitent un emploi sans être comptées comme chômeurs au sens du BIT : elles constituent le halo autour du chômage. Ce halo progresse assez fortement depuis la crise de 2009.

Au quatrième trimestre 2016, le nombre de personnes concernées a augmenté de 21 000 par rapport au trimestre précédent, et de 65 000 sur un an.
  Personnes dans le halo autour du chômage
  • Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
  • Source : Insee, enquête Emploi


Au quatrième trimestre 2016, le taux d'emploi des 15-64 ans atteint 64,7 %. Il augmente de 0,1 point par rapport au trimestre précédent. Il se redresse pour les jeunes et s'accroît légèrement pour les personnes de 50-64 ans. Cependant, il diminue pour celles de 25 à 49 ans. Sur un an, le taux d'emploi augmente de 0,3 point.
Le taux d'emploi en équivalent temps plein des 15-64 ans est stable au quatrième trimestre, à 59,9 %.
Le taux d'emploi à temps complet se maintient à 53,0 % au quatrième trimestre 2016. Sur un an, il augmente de 0,4 point. Le taux d'emploi à temps partiel est stable à 11,7 %. Il diminue de 0,1 point par rapport à fin 2015.
Au quatrième trimestre 2016, le taux d'emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) des 15-64 ans atteint 48,7 %. Il augmente de 0,2 point par rapport au troisième trimestre, et de 0,1 point sur un an. Le taux d'emploi en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim s'établit à 7,5 %. Il s'accroît de 0,1 point par rapport au trimestre précédent et sur un an.
 

 Taux d'emploi BIT dans la population des 15-64 ans

Données CVS, en moyenne trimestrielle
Taux d'emploi BIT dans la population des 15-64 ans
 En % de l'ensemble de la tranche d'âgeVariation en points sur un
 2016T32016T4 (p)trimestrean
Personnes en emploi64,664,70,10,3
Hommes68,168,20,10,6
Femmes61,361,40,10,1
15-24 ans27,528,51,00,1
25-49 ans80,480,1–0,30,0
50-64 ans60,760,80,10,9
Dont : 55-64 ans50,150,20,11,2
CDI48,548,70,20,1
CDD/intérim7,47,50,10,1
Temps complet53,053,00,00,4
Temps partiel11,711,70,0–0,1
Taux d'emploi en équivalent temps plein59,959,90,00,3
  • (p) = provisoire
  • Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans
  • Source : Insee, enquête Emploi
 

 Taux d'emploi par âge

  • Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans
  • Source : Insee, enquête Emploi
Au quatrième trimestre 2016, 6,2 % des personnes en emploi sont en situation de sous-emploi, soit 0,1 point de moins qu'au trimestre précédent, et 0,4 point de moins qu'un an auparavant. Le sous-emploi concerne principalement des personnes à temps partiel qui souhaiteraient travailler davantage. Le chômage partiel représente quant à lui 0,2 % des personnes en emploi.
Le taux d'activité des 15-64 ans s'établit à 71,7 % au quatrième trimestre 2016, comme au trimestre précédent. Sur un an, il augmente de 0,1 point.
 

Taux d'activité BIT dans la population des 15-64 ans

Données CVS, en moyenne trimestrielle
Taux d'activité BIT dans la population des 15-64 ans
 En % de l'ensemble de la tranche d'âgeVariation en points sur un
 2016T32016T4 (p)trimestrean
Personnes actives71,771,70,00,1
Hommes75,575,70,20,1
Femmes68,067,8–0,20,0
15-24 ans36,737,10,4–0,3
25-49 ans88,188,10,0–0,1
50-64 ans65,465,3–0,10,9
Dont : 55-64 ans54,054,10,11,3
  • (p) = provisoire
  • Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans
  • Source : Insee, enquête Emploi

mardi 14 février 2017

L'automobile sauve les soldes

Selon la Banque de France, en janvier, les ventes  du commerce de détail ont progressé de 0,5 % grâce aux  produits alimentaires (+1,0 %). 

Les produits industriels sont en légère baisse (-0,2 %). La progression des ventes de l’électronique grand public et des équipements automobiles est compensée par le recul de la parfumerie, du textile-habillement et de la chaussure, témoignant de soldes plutôt décevantes. 

Sur les trois derniers mois, les ventes du commerce de détail augmentent de 0,1 % (données en volumes cvs-cjo). Les produits alimentaires et les produits industriels progressent très légèrement (respectivement +0,1 % et 0,2 %). Les ventes sont en hausse pour l’automobile mais en baisse pour l’électronique grand public. Les ventes du petit commerce sont stables. La grande distribution croît (+0,5 %) : les grands magasins sont en hausse (+5,9 %) ainsi que la vente à distance (+3,1 %) et les supermarchés (+0,5 %), tandis que les hypermarchés sont en recul (-0,6 %). 

La création d'entreprise repart à la hausse

Contrairement à quelques idées reçues, la France figure parmi les pays où il y a le plus de créations d'entreprise. Les derniers chiffres publiés par l'INSEE prouve, une fois de plus, de la vitalité du tissu économique français. 

Au mois de janvier, le nombre total de créations d'entreprises tous types d'entreprises confondus a progressé de +1,5 % contre une baisse de  2,6 % en décembre (en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations d'entreprises classiques progressent de 1,1 % ainsi que les immatriculations de micro-entrepreneurs (+2,0 %). 

Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois accélère nettement par rapport à la même période un an plus tôt (+7,7 % après +2,0 % en données brutes). Cette hausse concerne tous les types d'entreprises : les sociétés (+9,3 %), les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+7,5 %) et les micro-entrepreneurs (+6,4 %). Le soutien aux entreprises et les transports sont encore les secteurs qui contribuent le plus à la hausse globale.

Sur un an, le nombre cumulé d'entreprises créées au cours des douze derniers mois continue d'augmenter (+6,2 % après +5,5 % en décembre et +5,7 % en novembre). Cet accroissement est surtout porté par les créations de sociétés (+9,8 %) et celles d'entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+9,6 %). Les immatriculations de micro-entrepreneurs repartent à la hausse (+1,4 % sur un an) pour la première fois depuis deux ans. Deux créations sur cinq sont des demandes d'immatriculations de micro-entrepreneurs. En janvier 2017, en données brutes, les demandes d'immatriculation de micro-entrepreneurs représentent, en effet, 40,2 % des entreprises créées au cours des douze derniers mois. Un an auparavant, la part était de 42,1 %.

Créations d'entreprises (CVS-CJO *)

  • * Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
  • Source : Insee, Sirene

jeudi 9 février 2017

Les touristes sont de retour

Après la forte chute de la fréquentation touristique du fait des attentats au cours des 3 premiers trimestres 2016, une remontée a été enregistrée en fin d'année. En effet, selon l'INSEE, au quatrième trimestre  en France métropolitaine, la fréquentation touristique dans les hébergements collectifs touristiques, exprimée en nuitées,a augmenté de 3,9 % par rapport à la même période de 2015, après deux trimestres consécutifs de baisse. Ce fort rebond compense  le repli enregistré un an plus tôt (−1,8 %), lié à l'impact des attentats. Le nombre de nuitées dépasse ainsi celui du quatrième trimestre 2014. Le rebond, particulièrement net pour la clientèle française (+4,3 %) mais les étrangers sont également de retour avec un gain en nuitées de 2,9 %.

La fréquentation dans les hôtels se redresse au quatrième trimestre (+4,9 % en glissement annuel), davantage pour la clientèle française (+5,7 %) que pour la clientèle étrangère (+3,0 %). Les nuitées augmentent particulièrement dans les hôtels de haut de gamme (4 ou 5 étoiles ; +9,9 %), surtout grâce à la clientèle française. Ce rebond de fréquentation concerne l'ensemble du territoire. Il est le plus net dans les zones urbaines de province (+6,9 %). Toutefois, la progression en Île-de-France (+4,5 %) ne permet pas d'y retrouver son niveau du quatrième trimestre 2014. Le taux d'occupation des chambres augmente nettement (+1,6 point sur un an), après deux trimestres de baisse.

 Nuitées dans les hôtels

  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE

Durée moyenne de séjour et taux d'occupation

Durée moyenne de séjour et taux d'occupation
Durée moyenne des séjours (en jours)Taux d'occupation ** en %
2015201620152016
T4T4 *T4T4 *
Hôtels1,71,753,354,9
AHCT3,53,550,852,4
Campings////////////
Emplacements nus////////////
Emplacements équipés////////////
  • * données provisoires - /// données non disponibles au T4
  • ** Le taux d'occupation est calculé en chambres pour les hôtels, en emplacements pour les campings et en unités d'hébergement (chambres, appartements, dortoirs) pour les autres hébergements collectifs.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE


mardi 7 février 2017

2016, mauvais cru pour les échanges extérieurs français

En 2016, le solde commercial s’est à nouveau dégradé après trois années d’amélioration. Les faibles cours du pétrole n’ont pas compensé une dégradation de notre solde industriel. La balance commerciale de la France a été déficitaire, en 2016, de 48,1 milliards d’euros (FAB/FAB) contre - 45,0 milliards en 2015. Si la facture énergétique s’est amélioré de 8,3 milliards d’euros, le déficit manufacturier s’est accru de 9,3 milliards d’euros. Il a atteint 43,7 milliards d’euros contre 36,9 milliards d’euros en 2015. Il s’agit du plus mauvais résultat depuis 2011.

L’augmentation du déficit manufacturier s’explique principalement par la réduction de 3,7 milliards de l’excédent aéronautique, passant de 22,3 milliards à 18,6 milliards. Malgré la progression des exportations, le déficit automobile (véhicules et équipements automobiles) augmente de 3,3 milliards d’euros en raison de la hausse des importations.

La balance commerciale est également dégradée par la diminution de l’excédent agricole de 2,4 milliards d’euros du fait des mauvaises récoltes céréalières.

Dans leur ensemble, en 2016, les exportations françaises ont diminué de 0,6 % après avoir enregistré une hausse de 4,4 % en 2015. Les ventes à l’étranger des produits métallurgiques et chimiques ont fortement reculé. En revanche, les ventes de véhicules automobiles sont en hausse pour la troisième année consécutive. Les exportations de bateaux, d’équipements automobiles et de produits de luxe continuent aussi à progresser, tandis que les livraisons aéronautiques restent stables à haut niveau

Les importations ont très légèrement augmenté de 0,1 % (contre +1,1 % en 2015). Si les achats de produits énergétiques ont baissé en valeur du fait de la chute des cours, ceux de produits manufacturés ont progressé de +2,4 % (après +5,7 % en 2015). Les importations aéronautiques, automobiles et de machines industrielles augmentent vivement. Les achats de produits agricoles et agroalimentaires sont également en hausse.

Solde commercial par secteur d’activité (CAF-FAB)
en milliards d’euros


2015
2016
Balance Commerciale
-45,03
-48,11
Solde industriel
-36,90
-43,69
Solde produits agricoles
+2,617
+0,252
Solde des industries agro-alimentaires
+6,54
+5,69
Solde équipements mécaniques, matériel électronique et informatique
-22,45
-24,55
Solde matériels de transports
+15,18
+9,18
Solde textile
-13,84
-13,39
Solde produits pharmaceutique
+3,24
+3,87
Solde produits chimique
+11,05
+10,84
Solde produits métallurgique
-6,26
-6,49
Hydrocarbures, énergie, industries extractives
-28,74
-22,88
Produits pétroliers raffinés et coke
-11,04
-8,57


Les échanges extérieurs avec les pays membres de l’Union européenne restent fortement déficitaires, près de 30 milliards d’euros en 2016. La balance commerciale avec les Etats membres de la zone euro accuse un déficit de plus de 36 milliards d’euros.

Après deux années de croissance, les ventes à l’Union européenne marquent le pas (+0,3 %, après +2,3 %). La croissance des exportations au sein de l’Union européenne est centrée sur les nouveaux Etats membres et l’Espagne. La reprise de la construction automobile en France contribue à soutenir les exportations vers les pays européens. Malheureusement, la baisse  des exportations de produits chimiques et métallurgiques à destination de l’Allemagne ne permet pas une amélioration substantielle de notre solde commercial avec ce pays. Les exportations se replient nettement avec les Pays-Bas, du fait de la baisse des ventes de pétrole raffiné, de produits chimiques et de céréales. Avec la Belgique, la reprise des exportations automobiles ne compense pas la baisse des ventes de produits pharmaceutiques. Les ventes au Royaume-Uni s’effritent, notamment celles de véhicules, mettant fin à l’accroissement continu de l’excédent bilatéral franco-britannique observé depuis 2011. La dépréciation de la livre sterling après le référendum du 23 juin 2016 explique cette évolution. Néanmoins, le solde commercial avec ce pays reste très positif, plus de 11 milliards d’euros.

En 2016, les exportations vers les pays tiers (hors UE) se contractent avec l’ensemble des zones (-2,1 %, après +7,3.  Elles se replient nettement vers l’Afrique et le Proche et Moyen-Orient, notamment en raison d’une diminution des livraisons aéronautiques et du recul des ventes de céréales. Ces pays qui ont été durement touchés par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières ont réduit leurs importations  La dégradation avec l’Asie et l’Amérique est plus modérée, tandis que les ventes à l’Europe hors UE se redressent.

La baisse des importations se concentre sur les pays fournisseurs de pétrole. En Afrique, les achats reculent de nouveau (–12,9 %, après -12,2 %), notamment ceux d’hydrocarbures naturels à l’Algérie, au Nigeria, à la Libye et à l’Angola. Depuis l’Europe hors UE, la baisse se poursuit (–4,0 %, après -7,4 %), du fait principalement de la contraction des approvisionnements énergétiques, auprès de la Russie et duKazakhstan, qui surpasse la hausse continue des achats d’automobiles à la Turquie. Enfin, les importations diminuent également depuis le Proche et Moyen-Orient (-9,8 %, après +21,0 %), en particulier depuis l’Arabie saoudite, premier fournisseur de pétrole brut de la France. Seuls les achats à l’Iran progressent nettement depuis la fin de l’embargo sur le pétrole iranien, au début de l’année 2016.

Les importations depuis l’Asie s’accroissent légèrement (+1,1 %, après +9,7 %). Si les achats à la Chine s’inscrivent en baisse, notamment ceux de produits informatiques et d’articles d’habillement, ils sont compensés par le dynamisme des importations depuis le Japon, en particulier celles d’automobiles et de machines. Plus généralement, les importations progressent depuis la plupart des autres pays asiatiques à l’exception de l’Inde (recul des achats de pétrole raffiné). Les importations depuis l’Amérique (+1,7 %, après +9,5 %), progressent depuis les Etats-Unis, du fait de l’achat d’avions gros porteurs qui surpasse la baisse des importations de pétrole raffiné


solde commercial par pays (CAF-FAB) en milliards d’euros


2015
2016
Balance Commerciale
-45,03
-48,11
Zone euro
-37,116
-36,653
Union européenne
-29,153
-29,813
Allemagne
15,483
-14,397
Italie
-5,830
-5,899
Pays-Bas
-4,139
-7,137
Suisse
-0,378
+1,277
Espagne
+1,011
+0,777
Belgique
-8,492
-4,378
Royaume-Uni
+12,022
+11,602
Etats-Unis
-2,351
-3,294
Chine et Hong-Kong
-25,385
-25,774