lundi 9 janvier 2017

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne N°33 du mois de janvier est publié

Pour tout savoir sur l'actualité de l'épargne et de la retraite, consultez le site du Cercle de l'Epargne. 

LE MENSUEL DU CERCLE N°33

JANVIER 2017

L’Édito                                                                                                                                
  • De la drôle d’année à l’année des interrogations
Le Coin de l’Épargne          
  • Un taux d’épargne en légère hausse en 2016
  • Le PEA-PME reste de petite taille
  • Plan d’Épargne Logement, retour dans la norme
  • SCPI : l’engouement des Français pour la pierre papier
Le Coin de la Retraite                                                                                   
  • La France, championne de la réforme
  • La France, dernière de la classe pour les fonds de pension
Le Coin de la Prévoyance
  • L’indispensable prévention
  • La prévoyance coûte plus cher que le chômage
  • L’espérance de vie et les inégalités
  • L’accès aux soins fragilisé depuis la crise de 2008
Dossier du Cercle : La dépendance, le défi des 20 prochaines années : de l’état des lieux aux solutions  
  • La dépendance, rapide état des lieux
  • Les pistes de réforme ou comment financer la dépendance ?
Les chiffres du Cercle de l’Epargne
  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

lundi 2 janvier 2017

Vive 2017

BONNE ANNÉE A TOUS 

MES MEILLEURS VŒUX

"Je préfère vivre en optimiste et me tromper, que vivre en pessimiste

 pour la seule satisfaction d’avoir eu raison."

Milan Kundera






C'est quoi le bon prix du pétrole ?

L’année 2016 a été marquée par la fin du mouvement de baisse du cours du pétrole engagée en 2014. Un point bas à 27 dollars a été atteint au mois de février. Depuis, le baril est remonté progressivement au-delà des 50 aidé en cela par l’accord intervenu au mois de septembre au sein de l’OPEP, accord qui a été confirmé au mois de décembre avec à la clef le ralliement de plusieurs pays non OPEP à la réduction de la production.


  


Evolution du cours du baril en dollars




La baisse à 30 dollars le baril avait contribué à l’affaiblissement de la croissance des pays producteurs de manière plus marquée que prévu. Ces derniers en réduisant leurs flux d’importation ont pesé sur le commerce international et sur la croissance des pays avancés. Au niveau des marchés financiers, la baisse du cours du baril a entraîné celle des actions des entreprises pétrolières et des banques  qui ont investi dans ce secteur. Les bourses ont regagné le terrain perdu durant le premier semestre à partir du moment où les cours du pétrole se sont redressés.

Si, en cette fin d’année 2016, au niveau financier, la hausse du pétrole est plutôt saluée, qu’en sera-t-il en 2017 ?

Une hausse du pétrole diminue le pouvoir d’achat des ménages qui sont contraints soit de réduire leur consommation ou de puiser dans leur épargne. Il devrait donc en résulter une moindre progression de la demande intérieure ce qui pourrait amener un affaiblissement de la croissance. Ce scénario est retenu par les différents instituts de conjoncture qui ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour les pays européens. 

La question centrale est d’apprécier le potentiel de hausse du prix du pétrole. Le marché du pétrole se caractérise par une élasticité-prix très faible de la demande à court terme. Cela signifie que sur une courte période, une augmentation des prix ne se traduit pas un changement de comportement des acheteurs. Un relèvement du prix du baril de 10 % ne provoque qu’une diminution de la demande de 0,3 à 0,5 %. Une régulation de la production si elle est respectée aurait donc des effets réels et rapides sur le prix du baril. Néanmoins, les pays de l’OPEP et la Russie ne peuvent pas trop jouer sur les volumes. En effet, en cas de restrictions de production trop fortes, les prix augmenteraient fortement au point de rendre rentables les producteurs de pétrole offshore, de pétrole bitumineux, pétrole de schiste, etc. ce qu’ils gagneraient en prix, ils pourraient à terme le perdre en parts de marché. Les pays de l’OPEP doivent donc veiller à ce que les prix n’augmentent pas trop vite.

L’accord intervenu au sein de l’OPEP suppose que tous les pays membres aient un comportement responsable et qu’aucun ne joue le rôle de passager clandestin en produisant plus que son quota en pensant que les autres ne le feront pas. Cette situation pourrait se produire surtout en cas de demande faible. Les divisions au sein de l’OPEP ne sont pas à négliger. L’Irak, l’Iran, la Libye voire le Nigéria pourraient être tentés d’écouler du pétrole au-delà de leur quota de production afin de faire face à leurs besoins financiers.

Les ruptures au sein du cartel sont intervenues quand la demande était faible. Aujourd’hui, la demande de pétrole est redevenue forte ; le cartel s’est donc réformé mais l’équilibre demeure précaire. Certes de nombreux gisements américains ont été fermés et de nombreux investissements visant à améliorer la productivité des gisements ont été reportés, certes la demande en énergie continue d’augmenter d’autant plus que le Brésil sort de récession mais plusieurs facteurs pourraient contrecarrer la hausse du prix du baril. La baisse de la croissance des pays consommateurs pourrait se faire ressentir plus vite que prévu. La montée en puissance des énergies renouvelables ainsi que les efforts d’économie d’énergie pourraient peser sur la demande.

Quel serait le bon prix pour l’OPEP ?

Le prix du pétrole ne peut guère excéder 60 dollars le baril car au-delà il rentabilise les pétroles dits chers. A 60 dollars, les producteurs de pétrole de schiste peuvent revenir sur le marché mais pas ceux forant en zones difficiles ou utilisant des techniques complexes. A 90 dollars le baril, l’OPEP court de grands risques de perdre le contrôle du marché et du revenir à la case de départ de 2014 qui avait conduit à la guerre des tarifs.

Le marché, en 2017, aura besoin des producteurs américains pour être équilibré ce qui permet de supposer que le cours devrait donc se situer autour de 60 dollars. La demande augmentant aujourd’hui de plus de 1,2 million de barils/jour chaque année, et la production des autres formes de pétrole étant limitée par le recul de l’investissement en Exploration-Production, ceci rend nécessaire la hausse de la production de pétrole de schiste américain,

Coût marginal de production

Source : Agence Internationale de l’Energie
Prix du baril en dollars
Pétrole conventionnel
25
Pétrole russe
50
Offshore plateau
41
Offshore profond
52
Pétrole de schiste
60
Brut très lourd
86
Sables / bitumineux
70 à 115
Arctique
120


mercredi 21 décembre 2016

Le parc de logement s'accroît dans les DOM plus vite qu'en métropole

Dans les départements d’outre-mer (DOM) hors Mayotte, le parc total des logements augmente plus rapidement qu’en métropole. Cela s'explique par un phénomène de rattrapage et surtout par la progression plus rapide de la population. Le parc de logements a augmenté de 3 % par an, en moyenne, entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, puis de 2 % à 2,5 % par an jusqu’à aujourd’hui soit plus de deux fois plus vite qu'en métropole. Du fait des divorces, du vieillissement de la population, les petites surfaces sont de plus en plus demandées. Par ailleurs, le tourisme, après des années noires, refait surface ce qui contribue au développement des résidences secondaires louées de plus en plus sur les plateformes style Airbnb.

En 2016, sur 100 logements, 84 sont des résidences principales, 4 sont des résidences secondaires ou occasionnelles et 12 sont des logements vacants. Le nombre de résidences principales s’accroît un peu moins vite que l'ensemble du parc depuis 2008. L’habitat individuel représente plus des deux tiers de l’ensemble des logements ultramarins (hors Mayotte). Il reste majoritaire quel que soit le type de logement, même si sa part baisse lentement depuis trente ans.

Un tiers du budget des ménages en dépenses pré-engagées

La DREES a pubié une étude poussée sur le poids des dépenses pré-engagées chez les personnes relevant des minimas sociaux. Les dépenses pré-engagées sont celles dont les ménages n'ont pas la maîtrise en temps réel. Il s'agit des dépenses de logement, des abonnements (téléphone, Internet, TV), des assurances obligatoires....
 En 2011, les ménages de France métropolitaine consacrent ainsi un peu plus du tiers de leur revenu disponible à des dépenses pré-engagées. Cette part est supérieure pour les ménages bénéficiaires de revenus minima garantis. le taux atteignait  42 % en 2012, selon l’enquête sur les bénéficiaires de minima sociaux menée par la DREES.
Le poste principal des dépenses pré-engagées est le logement (y compris remboursements d’emprunts immobiliers), qui représente 29 % du revenu disponible des ménages bénéficiaires de revenus minima garantis et 19 % de celui de l’ensemble des ménages de France métropolitaine.
Une fois les dépenses pré-engagées déduites du revenu disponible, la moitié des personnes vivant dans un ménage bénéficiaire de revenus minima garantis disposent d’un revenu arbitrable par unité de consommation mensuel inférieur à 500 euros. Si l’on déduit en outre de ce montant les dépenses alimentaires, un bénéficiaire sur deux se retrouve avec moins de 330 euros par mois et par unité de consommation.

lundi 19 décembre 2016

10 692 milliards d'euros, c'est le patrimoine des ménages !

Selon l'INSEE, à la fin de l'année 2015, le patrimoine net des ménages était de 10 692 milliards d’euros, soit huit fois leur revenu disponible net. En  2015, il a augmenté de + 2,4 % après + 0,4 % en
2014.

Le patrimoine des ménages est composé à 68 % d’actifs non financiers, 62 % pour le seul immobilier En 2015, la valeur du patrimoine en constructions et terrains a progressé de 1,1 %, après trois années de baisse (– 1,5 % en 2014 après – 0,3 % en 2013 et – 0,7 % en 2012).

Au total,le patrimoine non financier des ménages se redresse modérément (+ 1,2 % après
– 1,4 %en 2014).

Les actifs financiers des ménages ont augmenté de + 4,6 % après + 4,0 % en 2014, en raison de l’augmentation des flux de placements et d’une valorisation des titres détenus plus importante qu’en 2014. L’encours des contrats d’assurance-vie s’accroît de 3,9 %, après + 4,5 % en 2014, grâce au rythme toujours soutenu des souscriptions
nettes.

L’encours en numéraire et dépôts progressant de 3,4 %après + 2,1 % en 2014. Le faible niveau des taux d’intérêt réduit en effet le coût d’opportunité de détention d’avoirs liquides

L’encours des actions et parts de fonds d’investissement progresse aussi (+ 7,8% après
+ 5,3%), les ménages bénéficiant surtout d’une valorisation des titres en portefeuille plus importante : l’indice boursier SBF 120

mercredi 14 décembre 2016

Les taux d'intérêt qui en profitent !


Inflation nulle en novembre en France

Selon l'INSEE, au mois de novembre, l'indice des prix à la consommation (IPC) est resté stable sur un mois. Corrigé des variations saisonnières, il augmente de 0,1 %, après une stabilité en octobre. Sur un an, la progression est de +0,5 %, après +0,4 % le mois précédent.

La stabilité des prix à la consommation en novembre par rapport au mois précédent provient d'une moindre hausse des prix de l'énergie et d'un léger rebond des prix alimentaires, compensés par une baisse des prix des services et des produits manufacturés.

En novembre 2016, l'indice d'inflation sous-jacente (ISJ) rebondit légèrement à +0,1 % après une baisse de 0,1 % le mois précédent. Sur un an, il augmente de 0,5 %, comme en octobre. 

L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) reste stable sur un mois. Sur un an, il accélère à +0,7 %, son plus haut niveau depuis mai 2014.

lundi 12 décembre 2016

Diminution du nombre des défaillances d'entreprise en France

 Selon la Banque de France à la fin du mois de septembre, le nombre de défaillances  d'entreprises enregistrées sur les douze derniers mois a diminué de 5,5 %
A fin septembre, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’élève à 59 523, soit une baisse de 5,5 % par rapport à septembre 2015. Les secteurs de la construction et de l’industrie enregistrent le plus fort recul du nombre de défaillances cumulées sur 12 mois (respectivement 10,2 % et -8,4 %). Les défaillances cumulées reculent pour l’ensemble des PME (-5,5 %), ainsi que pour le segment des ETI-grandes entreprises (-10,8 %). Les encours de crédits associés aux défaillances représentent 0,4 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

vendredi 2 décembre 2016

Le marché de l'automobile a toujours le vent en poupe en France

Selon le Comité des Constructeurs Français de l'Automobile, 163 170 immatriculations de véhicules neufs ont été enregistrés en novembre 2016, soit uyne hausse de 8,5 % à nombre de jours ouvrables identique (20 jours). Sur onze mois, les immatriculations se sont établies à 1 820 814 unités, en hausse de 5 % en données brutes (+ 4,6 % à nombre de jours ouvrables comparable ; 231 jours en 2016, contre 230 de janvier à novembre 2015).
Par  ailleurs, le marché des véhicules d’occasion est estimé pour le mois de novembre à 469 498 unités, en hausse de 4,7 %, et pour les onze premiers mois de l’année à 5 163 078 unités (+ 1,2 %).
Les ventes de voitures de PSA Peugeot Citroën ont reculé de 2,8 % en novembre, à 42 901 unités (- 5,6 % pour Citroën, à 14 468 unités, - 24,9 % pour DS, à 1 712 unités, et + 0,7 % pour Peugeot, à 26 721 unités), tandis que celles du groupe Renault ont progressé de 23,3 %, à 41 329 unités (+ 16,8 % pour la marque Renault, à 33 297 unités, et + 60,4 % pour Dacia, à 8 032 unités). Les marques françaises ont progressé de 8,3 % en novembre, à 84 233 unités, et les marques étrangères de 8,8 %, à 78 937 unités (+ 6,7 % pour le groupe Volkswagen, à 22 483 unités ; + 19,5 % pour le groupe Toyota, à 7 045 unités ; + 3,3 % pour le groupe BMW, à 6 925 unités ; + 17,7 % pour le groupe Fiat, à 6 908 unités ; + 20,3 % pour le groupe Mercedes, à 6 549 unités ; - 3,6 % pour le groupe Ford, à 5 929 unités ; + 9 % pour GM Europe, à 5 613 unités ; - 7 % pour le groupe Nissan, à 5 596 unités ; + 38,3 % pour le groupe Hyundai, à 5 596 unités).
Depuis le début de l’année, les ventes de PSA ont augmenté de 0,4 %, à 515 046 unités (- 2,3 % pour Citroën, - 3,9 % pour DS et + 2,4 % pour Peugeot), et celles du groupe Renault de 8,9 %, à 465 494 unités (+ 7,2 % pour Renault et + 15,8 % pour Dacia). Sur onze mois, les marques françaises ont progressé de 4,2 %, à 981 527 unités, et les marques étrangères de 6 %, à 839 287 unités

vendredi 18 novembre 2016

La sous-traitance, un marché de 314 milliards d'euros

Selon l'INSEE, en 2014, 61 % des entreprises des secteurs marchands, hors agriculture et finance, ont eu recours à la sous-traitance, pour un montant de 314 milliards d’euros. 

Cette pratique concerne toutes les catégories d'entreprise. Les services et l’industrie sont les premiers donneurs d’ordres en montant, mais les transports et la construction sont ceux qui sous-traitent le plus, proportionnellement à leur production. Au total, ce taux de sous-traitance s’est stabilisé à 13,5 % depuis 2009, après avoir crû de près d’un point entre 2004 et 2007.

lire l'étude de l'INSEE

mardi 15 novembre 2016

La création d'entreprise se replie en octobre

Selon l'INSEE, au mois d'octobre, le nombre total de créations d'entreprises tous types d'entreprises confondus a diminué de 2,0 %, après deux mois de hausse, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Les créations d'entreprises classiques se replient pour la première fois depuis février (-3,8 %). Les immatriculations de micro-entrepreneurs augmentent de nouveau, mais plus faiblement (+0,8 %, après +2,6 % en septembre).
Créations d'entreprises (CVS-CJO*)
Créations d'entreprises (CVS-CJO*)

Sur un an, le bilan reste positif avec une augmentation de 4,7 % après +4,1 % en septembre et +3,5 % en août. Ceci est dû à l'essor des créations d'entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+14,2 %) et de sociétés (+10,1 %). À l'inverse, les immatriculations de micro-entrepreneurs reculent de nouveau (-4,3 %), mais moins fortement (-6,6 % en septembre et -8,4 % en août).
En octobre 2016, en données brutes, les demandes d'immatriculation de micro-entrepreneurs représentent 40,4 % des entreprises créées au cours des douze derniers mois. Un an auparavant, la part était de 44,2 %.

Inflation nulle en octobre

Selon l'INSEE, au mois d'octobre, l'indice des prix à la consommation (IPC) est stable sur un mois, après un repli de 0,2 % en septembre. Corrigé des variations saisonnières, il est également stable, après une légère hausse en septembre. Sur un an, il croît de 0,4 %, comme le mois précédent.

La stabilité mensuelle des prix à la consommation en septembre résulte d'une accélération des prix de l'énergie compensée par une baisse des prix de l'alimentation et des services. En outre, les prix des

En octobre 2016, les prix de l'énergie accélèrent (+1,3 %) après un rebond le mois précédent (+0,8 %). Sur un an, ils augmentent pour la première fois depuis décembre 2014 (+0,7 % après -1,1 % le mois précédent). La hausse d'ensemble provient des prix des produits pétroliers (+2,4 % après +1,4 % en septembre ; +1,8 % sur un an). Elle est légèrement atténuée par la baisse des prix du gaz naturel et du gaz de ville, indexés avec délai sur l'évolution du prix du pétrole (-0,7 % ; -7,2 % sur un an). Les prix de l'électricité, eux, sont stables pour le deuxième mois consécutif (+1,8 % sur un an).

En octobre 2016, les prix de l'alimentation baissent de nouveau, mais moins que le mois précédent (-0,1 % après -0,5 %), du fait des produits frais (-0,1 % après -2,5 %). Hors produits frais, les prix de l'alimentation sont stables après une baisse modérée en septembre (-0,2 %). Sur un an, les prix alimentaires hors produits frais reculent légèrement (-0,1 %).

jeudi 10 novembre 2016

L'industrie française a reculé en septembre

Selon l'INSEE, au mois de septembre 2016, la production de l'industrie manufacturière s'est contractée de 1,1 % continuant son mouvement de yo-yo, elle a ait augmenté de 2,3 % en août. Ce résultat vaut également pour  l'ensemble de l'industrie (-1,1 % après +2,3 %).
Au troisième trimestre, la production augmente légèrement dans l'industrie manufacturière par rapport au trimestre précédent (+0,2 %). Elle est quasi stable dans l'ensemble de l'industrie (-0,1 %) du fait d'un net recul dans les industries extractives, énergie, eau (-2,0 %).
Dans l'industrie manufacturière, la production du troisième trimestre est stable par rapport au même trimestre de 2015. Elle diminue légèrement dans l'ensemble de l'industrie (-0,3 %).


lundi 31 octobre 2016

croissance : zone euro : +0,3 % en 3ème trimestre.

Selon Eurostat, le PIB est  en hausse de 0,3 % dans la zone euro et de 0,4 %  au sein de l'Union européenne au 3ème trimestre. Sur un an, la hausse est  respectivement de+1,6% et de +1,8% .

 Au cours du deuxième trimestre 2016, le PIB avait aussi progressé de 0,3% dans la zone euro et de 0,4% dans l’UE28.

La croissance évolue donc toujours à un petit train de sénateur. Si l'Espagne rattrape le retard pris entre 2010 et 2013, l'Europe du Nord évolue sur un plateau.

vendredi 28 octobre 2016

La dette publique française flirte avec les 100 % du PIB



À la fin du deuxième trimestre 2016, le ratio de la dette publique par rapport au PIB s'est établi à 91,2 % dans la zone euro (ZE19), contre 92, % à la fin du premier trimestre 2015. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le ratio est passé, sur la même période, de 87,5 % à 84,3 %.

Les ratios les plus élevés de la dette publique par rapport au PIB à la fin du deuxième trimestre 2016 sont toujours enregistrés en Grèce (179,2 %), en Italie (135,5 %) et au Portugal (131,7 %). Les États les moins endettés sont l’Estonie (9,7%), le Luxembourg (22,0 %) et la Bulgarie (29,4 %).

Par rapport au deuxième trimestre 2015, treize États membres ont enregistré une hausse de leur ratio de la dette publique par rapport au PIB à la fin du deuxième trimestre 2016 et quinze autres une baisse. Les plus fortes hausses du ratio ont été enregistrées en Grèce, en Lettonie et au Portugal tandis que les baisses les plus marquées ont été observées en Irlande, aux Pays-Bas  et en Hongrie.


La France fait toujours partie des mauvais élèves. Sa dette publique de 2 250 milliards d’euros représente 98,2 % du PIB. Sur un an, elle a progressé de 0,6. Ce résultat du deuxième trimestre ne présage pas complètement de celui de fin d’année. En effet, en fonction des calendriers de remboursements et d’achats de titres, il est fréquent que le montant de la dette publique soit plus élevé de 0,4 point entre le début et la fin d’année. Néanmoins, la tendance demeure à la hausse en France.

Croissance, la France à la traîne, les Etats-Unis en pointe !



La France avec 0,2 % de croissance est en retrait par rapport à plusieurs de ses partenaires économiques. L’Espagne, malgré l’absence de gouvernement connait toujours un rythme soutenue de croissance avec un gain de 0,7 % au troisième trimestre portant le taux de croissance annuelle à 3,2 %. Le Royaume-Uni subit le Brexit mais sans rompre. Le taux de croissance passe de 0,7 à 0,5 % du 2ème au 3ème trimestre. Les Etats-Unis, de leur côté ont fortement accéléré au troisième trimestre avec un taux de croissance annuelle de 2,9 %. Le rythme d'expansion de ce trimestre est le plus fort depuis ces deux dernières années. Ce rebond de l’activité qui a dépassé les attentes des experts repose sur un augmentation des exportations et à un retour des investissements.



mardi 25 octobre 2016

Chômage septembre 2016 : Un marché de l'emploi de plus en plus volatile

Les mois se suivent mais ne se ressemblent pas. Le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 1,9 %, soit 66 300 demandeurs d'emploi en moins , en septembre après avoir augmenté de  1,4 % soit 50 200 (catégorie A) de plus en août.

 Fin septembre 2016, en France métropolitaine,  le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A est donc de 3 490 500. En intégrant les catégories A,B et C, on atteint 5 480 200 personnes.

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A baisse sur trois mois de 1,0 % (–35 200) et de 1,7 % sur un an. Il s’agit du troisième trimestre consécutif de baisse, une première depuis 2008.

les résultats de l'emploi sont de plus en plus volatils à l'image du marché du travail. Le volume croissant des CDD et des missions en intérim explique cette évolution.  Il est à noter qu'il y a eu  moins de nouveaux entrants à Pôle emploi en septembre (-5,5 %). et  plus de sorties pour reprise d’emploi, (+15,4 %).

Ces chiffres corroborent les créations d'emploi enregistrées par l'INSEE ces derniers mois. Avec la fin de l'année, l'activité devrait rester soutenu ce qui permet d'espérer de nouvelles diminutions pour le nombre d'inscrits à Pole Emploi.

La fiscalité tue-t-elle le travail , interview sur RTS


Pas de rebond d'activité en France ?


A en croire l'enquête de l'INSEE, au mois d'octobre 2016, les industriels signalent que les tensions sur l'appareil de production se sont relâchées. Le taux d'utilisation des capacités de production baisse par rapport au trimestre précédent (-0,9 point). Les capacités de production dans l'industrie manufacturière sont à nouveau moins utilisées qu'en moyenne sur la période 1994-2007. Cela témoigne que la reprise engagée en 2015 s'affaiblirait réellement en l'absence de nouveau dopage (baisse du prix du pétrole).

Quasiment autant d'industriels qu'au trimestre précédent estiment qu'ils pourraient produire davantage s'ils recevaient plus de commandes : le solde relatif aux goulots de production est quasi stable, au-dessus de sa moyenne. La proportion d'entreprises confrontées à des difficultés de demande seulement diminue. En revanche, quasiment autant d'industriels signalent rencontrer des difficultés d'offre seulement, la part correspondante restant proche de sa moyenne de longue période.
Taux d'utilisation des capacités de production
Taux d'utilisation des capacités de production


Bonne nouvelle, toujours selon l'INSEE, en octobre, un peu moins d'industriels qu'en juillet signalent avoir réduit leurs effectifs au cours des trois derniers mois. Pour les prochains mois, les industriels sont également moins nombreux qu'au trimestre précédent à prévoir des suppressions d'emplois. Les deux soldes correspondants sont au-dessus de leur moyenne de longue période depuis octobre 2013.

Un industriel sur trois éprouve des difficultés de recrutement ; cette part, déjà supérieure à sa moyenne de long terme, augmente de 3 points en octobre.
Les effectifs de l'industrie manufacturière
Les effectifs de l'industrie manufacturière

mercredi 12 octobre 2016

La création d'entreprises maintient le cap

Au mois de septembre dernier, le nombre total de créations d'entreprises tous types d'entreprises confondus a augmenté de 2,9 % après +1,6 % en août en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Les créations d'entreprises classiques augmentent un peu plus vite (+3,0 %) que les immatriculations de micro-entrepreneurs (+2,8 %).
Créations d'entreprises (CVS-CJO*)
Créations d'entreprises (CVS-CJO*)

vendredi 7 octobre 2016

Rebond de l'industrie en août

Au mois d'août, selon l'INSEE, la production de l'industrie manufacturière a progressé de 2,2 % après un recul de 0,2 % en juillet. L'ensemble de l'industrie a connu une hausse de +2,1 % après -0,5 %
Au cours des trois derniers mois, la production diminue légèrement dans l'industrie manufacturière (-0,2 %). Elle décroît dans l'ensemble de l'industrie (-0,5 %).
Dans l'industrie manufacturière, la production des trois derniers mois est quasi stable par rapport aux trois mêmes mois de l'année précédente (-0,1 %). Elle diminue légèrement dans l'ensemble de l'industrie (-0,3 %).
Sur cette période, la production baisse fortement dans les industries agroalimentaires (-3,2 %), et nettement dans les industries extractives, énergie, eau (-1,3 %) et dans les biens d'équipement (-0,8 %). En revanche, elle croît vivement dans les matériels de transport (+3,4 %), et progresse légèrement dans les « autres industries » (+0,2 %) et dans la cokéfaction et raffinage(+0,3 %).


mardi 20 septembre 2016

Les coûts de la construction en très faible hausse sur un an

selon l'INSEE, au mois de juin, les coûts de production dans la construction augmentent de 0,5 % après +0,1 % en mai. 
 Sur un an, les coûts de production dans la construction sont quasi stables (-0,1 %) après une baisse continue depuis août 2014 (dont –0,6 % en mai 2016). Ils accélèrent dans la construction de bâtiments (+0,1 % après -0,4 % en mai) et augmentent dans les travaux de construction spécialisés (+0,5 % après 0,0 %). En revanche ils demeurent en forte baisse dans le génie civil (-2,7 % après -3,5 %).

Les coûts des matériaux augmentent pour tous les types de travauxCoût de production dans la construction

Source : Insee
En juin 2016, les coûts des matériaux augmentent de nouveau dans la construction de bâtiments (+0,7 % sur un mois après +0,8 % en mai). Sur un an, ils diminuent toutefois de 2,6 %. 
Dans les travaux spécialisés de travaux publics, les coûts des matériaux augmentent légèrement (+0,2 % après +0,1 %) notamment parce que le prix des barres crénelées continue de croître.
Coût des matériaux
Coût des matériaux
Source : Insee

Coût du travail dans la construction
Coût du travail dans la construction
Source : Insee
En juin 2016, les coûts de l'énergie dans le bâtiment a fortement augmenté +4,7 % après +4,6 %, surtout du fait d'une nouvelle hausse du prix du gazole routier. Dans les travaux publics également, l'énergie  connait de fortes hausses +3,5 % après +4,1 % du fait du renchérissement des produits pétroliers mais aussi de l'électricité.
Néanmoins, sur un an, les coûts énergie sont toujours orientés à la baisse (–4,4% sur un an) et les travaux publics (-9,0 %).
Coût de l'énergie
Coût de l'énergie
Source : Insee

mercredi 14 septembre 2016

L'inflation reste basse en août en France



Selon l'INSEE, au mois d'août, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,3 % sur un mois, après un repli de 0,4 % en juillet. Corrigé des variations saisonnières, il diminue de 0,1 %, après une stabilité en juillet. Sur un an, il croît de 0,2 %, comme les deux mois précédents.

La hausse mensuelle des prix à la consommation en août est largement saisonnière : elle résulte, pour l'essentiel, du rebond des prix des produits manufacturés après les soldes d'été sur le territoire métropolitain et de la hausse des prix de certains services liés au tourisme. 

Les prix des produits alimentaires continuent d'augmenter légèrement, surtout du fait des produits frais. Ces hausses sont en partie compensées par un nouveau recul des prix des produits pétroliers.
Rebond des produits manufacturés après les soldes d'été

En août 2016, l'indice d'inflation sous-jacente (ISJ), indice ne prenant pas en compte les biens et services connaissant de fortes fluctuations (énergie, produits alimentaires...)  est stable après une baisse de 0,1 % en juillet. Sur un an, il atteint  0,4 %, contre 0,5 % en juillet. Il est à son  plus bas niveau depuis avril 2015. 

lundi 12 septembre 2016

Les auto-entrepreneurs ne sont pas assez présents sur le Net

Créé en 2009, le statut de l'auto-entrepreneur s'est imposé comme un statut pour la création d'entreprise. Certes, avec la requalification en micro-entrepreneur intervenue en 2015, la forme de l'auto-entrepreneur a perdu un peu de son lustre En 2015, 43 % des créations d'entreprise ont recours à cette formule contre 58 % en 2010.  Les trois secteurs les plus attractifs demeurent le commerce, les activités spécialisées, scientifiques et techniques (notamment le conseil pour les affaires et la gestion) et la construction.  En 2014, 60 % des auto-entrepreneurs immatriculés au premier semestre démarrent effectivement une activité économique avant la fin de l’année ; ils se lancent principalement dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques (19 %), le commerce (16 %) ou la construction (13 %). Parmi ces auto-entrepreneurs qui ont concrétisé leur projet, 54 % en font leur activité principale. La part des femmes est en hausse par rapport à la génération 2010, comme pour les créateurs d’entreprises individuelles classiques.  Les auto-entrepreneurs de 2014 sont principalement des chômeurs ou des salariés du privé. Les premiers visent d’abord à assurer leur propre emploi alors que les seconds recherchent plutôt un complément de revenu. Les projets sont généralement modestes, la moitié des auto-entrepreneurs n’ayant rien investi à leur immatriculation. Par rapport à 2010, ils montent plus fréquemment leur projet seuls, ainsi que les autres créateurs d’entreprises individuelles de la même génération. En 2014, ils bénéficient cependant plus souvent d’aides publiques qu’en 2010. Leur clientèle reste globalement locale et peu nombreuse. Six auto-entrepreneurs sur dix n’ont pas de site internet dédié à l’entreprise et n’utilisent pas les réseaux. 

    vendredi 9 septembre 2016

    Le mensuel du cercle de l'Epargne du mois de septembre 2016 : N°29



    L’ÉDITO DE JEAN-PIERRE THOMAS,PRÉSIDENT DU CERCLE DE L’ÉPARGNE

    LE COIN DE L’ÉPARGNE 


    • ÉPARGNE ET HISTOIRE : LES FRANÇAIS ONT PRÉFÉRÉ LE LOINTAIN À LA PROXIMITÉ 
    • LES FRANÇAIS SONT DES ÉPARGNANTS DANS L’ÂME. CE N’EST PAS NOUVEAU. LA RENTE EST UNE TRADITION FRANÇAISE QUI RÉSISTE PLUS AU MOINS BIEN AUX SOUBRESAUTS DE L’HISTOIRE
    • LES HAUTS ET LES BAS DE LA BOURSE DE PARIS 
    • LA PIERRE ET LES INSTITUTIONNELS, UNE RELATION PAS SI SIMPLE QUE CELA 
    • LE ROBO-ADVISER EST-IL L’AVENIR DE LA FINANCE ? 


    LE COIN DE LA RETRAITE 

    • QUAND UBER PENSE À SES FUTURS RETRAITÉS ! 
    • GÉNÉRATION 1946, QUAND SONT-ILS PARTIS À LA RETRAITE ? 
    • LES JEUNES FACE À LA RETRAITE : ENTRE PRAGMATISME ET PESSIMISME ? 
    • LE CHILI ET SES FONDS DE PENSION OU « JE T’AIME MOI NON PLUS » 


    LE DOSSIER DU MOIS
    « ÉPARGNE, RETRAITE : HOMMES – FEMMES, MODE D’EMPLOI » 

    LES HOMMES ET LES FEMMES FACE À L’ÉPARGNE 

    • Les femmes sont « pierre » mais surtout « assurance-vie » 
    • Les femmes ne portent pas les actions dans leur coeur 
    • Les femmes moins favorables à la prise de risques que les hommes 
    • Les femmes favorables aux contrats multi-supports mais pas à 100 % Unités de compte 
    • La baisse du rendement de l’épargne, les femmes plus pessimistes que les hommes 

    LES FEMMES ET LES HOMMES FACE À LA RETRAITE 

    • Des pensions insuffisantes surtout pour les femmes.
    • Les femmes prêtes à travailler plus sous réserve de gagner plus 
    • Les femmes ont plus de difficultés à épargner en vue de la retraite que les hommes
    • Épargner pour faire face aux dépenses quotidiennes 
    • Les femmes épargnent un peu plus tard que les hommes 
    • Pour préparer leur retraite, les femmes pensent pierre et assurance-vie 
    • Les femmes inquiètes sur la pérennité du système de retraite 
    • Les solutions pour assurer la pérennité du régime de retraite 


    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE 


    • TABLEAU DE BORD DES PRODUITS D’ÉPARGNE 
    • TABLEAU DE BORD DES MARCHÉS FINANCIERS 
    • TABLEAU DE BORD DU CRÉDIT ET DES TAUX D’INTÉRÊT
    • TABLEAU DE BORD RETRAITE 

    Le Gouvernement a annoncé le 8 septembre plusieurs mesures fiscales qui seront intégrées au projet de loide finances pour 2017. Figure notamment la diminution de l'impôt sur le revenu  d'un milliard d'euros  en faveur des classes moyennes,  Elle  prendra la forme d'une réduction d'impôt de 20% sous condition de revenu. Elle concernera les couples gagnant jusqu'à 3 400 euros de salaire net par mois et les personnes seules gagnant jusqu'à 1700 euros net par mois. Ces limites seront majorées pour les familles, par exemple jusqu'à 4800 euros pour un couple avec trois enfants. Ce sont plus de cinq millions de foyers fiscaux qui devraient bénéficier d'une réduction en moyenne de 200 euros. Pour un célibataire ayant 1 700 euros de salaire net, cela représente un gain annuel de pouvoir d'achat de 190 euros. Pour un couple avec deux enfants gagnant 4 100 euros, cela représente 360 euros de baisse d'impôt. 

    Les retraités, «quels que soient leurs revenus bénéficieront à partir de 2017 d'un crédit d'impôt pour les services à la personne et l'emploi de salariés à domicile»,  Jusqu'alors, seuls les retraités imposables avaient droit à une réduction d'impôt pour les services à domicile. Cette mesure va bénéficier à 1,3 million de ménages et «représentera une aide supplémentaire d'un milliard d'euros.»

    par ailleurs, le taux d'impôt sur les sociétés serait abaissé  à 28% (soit le taux moyen en Europe) contre 33% actuellement - pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018. Ce taux sera généralisé «pour toutes les entreprises» d'ici à 2020.

    Le taux du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) sera aussi porté en 2017 de 6% à 7% pour les salaires allant jusqu'à 2,5 fois le Smic, a-t-il rappelé. Selon Bercy, cela représente un «allègement supplémentaire pour les entreprises de 3,3 milliards d'euros.»

    Un compte entrepreneur investisseur sera créé pour encourager au réinvestissement dans les jeunes entreprises. 

    Le Gouvernement indique que ces différentes mesures ne devraient pas empêcher le déficit de revenir en-dessous de 3 % du PIB en 2017.  Il a retenu un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) ce qui signifie de le diminuer par rapport à 2016 de 0,7 à 1 point en fonction de l'exécution en cours. Le Gouvernement au mois de mai prochain pourrait avoir quelques sueurs froides si la croissance n'est pas de retour. Le gouvernement tablait sur un taux de 1,7 % qui apparaît ambitieux.  

    mardi 6 septembre 2016

    Les prélèvements obligatoires flirtent toujours avec les 45 % du PIB

    Selon l'INSEE, les prélèvements obligatoires se sont élevés à  44,7 % du PIB contre 44,8 % en 2014 et 2013. Ils s'élevaient à 42,6 % en 20011. Ce taux était de 40,1 % en 1982.Les dépenses publiques sont également en léger recul. Elles sont passées de 57,3 à 57,0 % du PIB. la légère croissance de l'année dernière a aidé à ce recul. le PIB s'est accru de 1,3 % après trois années de stagnation. 

    La dette a progressé de 0,4 % du PIB en 2015 passant de 95,3 à 95,7 % du PIB.

    Dette des administrations publiques au sens de Maastricht en milliards d'euros et point de PIB
    (1) Au quatrième trimestre, le PIB utilisé pour exprimer la dette en point de PIB est le PIB annuel en données brutes. Cette mesure n'a pas de strict équivalent en cours d'année : elle est approximée par le cumul du PIB trimestriel en données corrigées deSource : Comptes nationaux - Base 2010, Insee
    Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee
    Intitulés2e trim 20143e trim 20144e trim 20141e trim 20152e trim 20153e trim 20154e trim 2015
    Dette en fin de trimestre (en Milliards d'€)2 036,72 044,02 040,32 091,92 107,92 105,72 096,9
    Dette en fin de trimestre (en point de PIB)(1)95,996,095,397,697,897,195,7

    Comptes nationaux annuels

    Principaux agrégats de Finances Publiques en point de PIB - mise à jour le 5 septembre 2016
    Intitulé20112012201320142015
    (1) Les dépenses/recettes hors cotisations sociales imputées, crédits d'impôts et capitalisation de la production pour emploi final propre peuvent permettre d'obtenir une mesure plus comparable entre pays compte tenu du périmètre variable des administrations publiques.
    (2) Dette au sens de Maastricht.
    (3) La dette nette des administrations publiques est définie comme la différence entre la dette au sens de Mastricht et les actifs exigibles (dépôts, crédits, titres de créance négociables) détenues par les administrations publiques sur des agents privés.
    (4) Hors cotisations sociales imputées et crédit d'impôts.
    Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee
    Dépenses55,9 %56,8 %57,0 %57,3 %57,0 %
    Dépenses hors éléments imputés (1)52,5 %53,4 %53,6 %53,5 %52,9 %
    Recettes50,8 %52,0 %52,9 %53,4 %53,5 %
    Recettes hors éléments imputés (1)47,5 %48,7 %49,6 %49,7 %49,7 %
    Déficit au sens de Maastricht-5,1 %-4,8 %-4,0 %-4,0 %-3,5 %
    Dette des administrations publiques (brute) (2)85,2 %89,6 %92,4 %95,3 %96,2 %
    Dette nette des administrations publiques (3)76,9 %80,6 %83,6 %86,5 %87,3 %
    Prélevements obligatoires (4)42,6 %43,8 %44,8 %44,8 %44,7 %
    dont au profit de l'Union Européenne0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %