mardi 20 septembre 2016

Les coûts de la construction en très faible hausse sur un an

selon l'INSEE, au mois de juin, les coûts de production dans la construction augmentent de 0,5 % après +0,1 % en mai. 
 Sur un an, les coûts de production dans la construction sont quasi stables (-0,1 %) après une baisse continue depuis août 2014 (dont –0,6 % en mai 2016). Ils accélèrent dans la construction de bâtiments (+0,1 % après -0,4 % en mai) et augmentent dans les travaux de construction spécialisés (+0,5 % après 0,0 %). En revanche ils demeurent en forte baisse dans le génie civil (-2,7 % après -3,5 %).

Les coûts des matériaux augmentent pour tous les types de travauxCoût de production dans la construction

Source : Insee
En juin 2016, les coûts des matériaux augmentent de nouveau dans la construction de bâtiments (+0,7 % sur un mois après +0,8 % en mai). Sur un an, ils diminuent toutefois de 2,6 %. 
Dans les travaux spécialisés de travaux publics, les coûts des matériaux augmentent légèrement (+0,2 % après +0,1 %) notamment parce que le prix des barres crénelées continue de croître.
Coût des matériaux
Coût des matériaux
Source : Insee

Coût du travail dans la construction
Coût du travail dans la construction
Source : Insee
En juin 2016, les coûts de l'énergie dans le bâtiment a fortement augmenté +4,7 % après +4,6 %, surtout du fait d'une nouvelle hausse du prix du gazole routier. Dans les travaux publics également, l'énergie  connait de fortes hausses +3,5 % après +4,1 % du fait du renchérissement des produits pétroliers mais aussi de l'électricité.
Néanmoins, sur un an, les coûts énergie sont toujours orientés à la baisse (–4,4% sur un an) et les travaux publics (-9,0 %).
Coût de l'énergie
Coût de l'énergie
Source : Insee

mercredi 14 septembre 2016

L'inflation reste basse en août en France



Selon l'INSEE, au mois d'août, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,3 % sur un mois, après un repli de 0,4 % en juillet. Corrigé des variations saisonnières, il diminue de 0,1 %, après une stabilité en juillet. Sur un an, il croît de 0,2 %, comme les deux mois précédents.

La hausse mensuelle des prix à la consommation en août est largement saisonnière : elle résulte, pour l'essentiel, du rebond des prix des produits manufacturés après les soldes d'été sur le territoire métropolitain et de la hausse des prix de certains services liés au tourisme. 

Les prix des produits alimentaires continuent d'augmenter légèrement, surtout du fait des produits frais. Ces hausses sont en partie compensées par un nouveau recul des prix des produits pétroliers.
Rebond des produits manufacturés après les soldes d'été

En août 2016, l'indice d'inflation sous-jacente (ISJ), indice ne prenant pas en compte les biens et services connaissant de fortes fluctuations (énergie, produits alimentaires...)  est stable après une baisse de 0,1 % en juillet. Sur un an, il atteint  0,4 %, contre 0,5 % en juillet. Il est à son  plus bas niveau depuis avril 2015. 

lundi 12 septembre 2016

Les auto-entrepreneurs ne sont pas assez présents sur le Net

Créé en 2009, le statut de l'auto-entrepreneur s'est imposé comme un statut pour la création d'entreprise. Certes, avec la requalification en micro-entrepreneur intervenue en 2015, la forme de l'auto-entrepreneur a perdu un peu de son lustre En 2015, 43 % des créations d'entreprise ont recours à cette formule contre 58 % en 2010.  Les trois secteurs les plus attractifs demeurent le commerce, les activités spécialisées, scientifiques et techniques (notamment le conseil pour les affaires et la gestion) et la construction.  En 2014, 60 % des auto-entrepreneurs immatriculés au premier semestre démarrent effectivement une activité économique avant la fin de l’année ; ils se lancent principalement dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques (19 %), le commerce (16 %) ou la construction (13 %). Parmi ces auto-entrepreneurs qui ont concrétisé leur projet, 54 % en font leur activité principale. La part des femmes est en hausse par rapport à la génération 2010, comme pour les créateurs d’entreprises individuelles classiques.  Les auto-entrepreneurs de 2014 sont principalement des chômeurs ou des salariés du privé. Les premiers visent d’abord à assurer leur propre emploi alors que les seconds recherchent plutôt un complément de revenu. Les projets sont généralement modestes, la moitié des auto-entrepreneurs n’ayant rien investi à leur immatriculation. Par rapport à 2010, ils montent plus fréquemment leur projet seuls, ainsi que les autres créateurs d’entreprises individuelles de la même génération. En 2014, ils bénéficient cependant plus souvent d’aides publiques qu’en 2010. Leur clientèle reste globalement locale et peu nombreuse. Six auto-entrepreneurs sur dix n’ont pas de site internet dédié à l’entreprise et n’utilisent pas les réseaux. 

    vendredi 9 septembre 2016

    Le mensuel du cercle de l'Epargne du mois de septembre 2016 : N°29



    L’ÉDITO DE JEAN-PIERRE THOMAS,PRÉSIDENT DU CERCLE DE L’ÉPARGNE

    LE COIN DE L’ÉPARGNE 


    • ÉPARGNE ET HISTOIRE : LES FRANÇAIS ONT PRÉFÉRÉ LE LOINTAIN À LA PROXIMITÉ 
    • LES FRANÇAIS SONT DES ÉPARGNANTS DANS L’ÂME. CE N’EST PAS NOUVEAU. LA RENTE EST UNE TRADITION FRANÇAISE QUI RÉSISTE PLUS AU MOINS BIEN AUX SOUBRESAUTS DE L’HISTOIRE
    • LES HAUTS ET LES BAS DE LA BOURSE DE PARIS 
    • LA PIERRE ET LES INSTITUTIONNELS, UNE RELATION PAS SI SIMPLE QUE CELA 
    • LE ROBO-ADVISER EST-IL L’AVENIR DE LA FINANCE ? 


    LE COIN DE LA RETRAITE 

    • QUAND UBER PENSE À SES FUTURS RETRAITÉS ! 
    • GÉNÉRATION 1946, QUAND SONT-ILS PARTIS À LA RETRAITE ? 
    • LES JEUNES FACE À LA RETRAITE : ENTRE PRAGMATISME ET PESSIMISME ? 
    • LE CHILI ET SES FONDS DE PENSION OU « JE T’AIME MOI NON PLUS » 


    LE DOSSIER DU MOIS
    « ÉPARGNE, RETRAITE : HOMMES – FEMMES, MODE D’EMPLOI » 

    LES HOMMES ET LES FEMMES FACE À L’ÉPARGNE 

    • Les femmes sont « pierre » mais surtout « assurance-vie » 
    • Les femmes ne portent pas les actions dans leur coeur 
    • Les femmes moins favorables à la prise de risques que les hommes 
    • Les femmes favorables aux contrats multi-supports mais pas à 100 % Unités de compte 
    • La baisse du rendement de l’épargne, les femmes plus pessimistes que les hommes 

    LES FEMMES ET LES HOMMES FACE À LA RETRAITE 

    • Des pensions insuffisantes surtout pour les femmes.
    • Les femmes prêtes à travailler plus sous réserve de gagner plus 
    • Les femmes ont plus de difficultés à épargner en vue de la retraite que les hommes
    • Épargner pour faire face aux dépenses quotidiennes 
    • Les femmes épargnent un peu plus tard que les hommes 
    • Pour préparer leur retraite, les femmes pensent pierre et assurance-vie 
    • Les femmes inquiètes sur la pérennité du système de retraite 
    • Les solutions pour assurer la pérennité du régime de retraite 


    LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE 


    • TABLEAU DE BORD DES PRODUITS D’ÉPARGNE 
    • TABLEAU DE BORD DES MARCHÉS FINANCIERS 
    • TABLEAU DE BORD DU CRÉDIT ET DES TAUX D’INTÉRÊT
    • TABLEAU DE BORD RETRAITE 

    Le Gouvernement a annoncé le 8 septembre plusieurs mesures fiscales qui seront intégrées au projet de loide finances pour 2017. Figure notamment la diminution de l'impôt sur le revenu  d'un milliard d'euros  en faveur des classes moyennes,  Elle  prendra la forme d'une réduction d'impôt de 20% sous condition de revenu. Elle concernera les couples gagnant jusqu'à 3 400 euros de salaire net par mois et les personnes seules gagnant jusqu'à 1700 euros net par mois. Ces limites seront majorées pour les familles, par exemple jusqu'à 4800 euros pour un couple avec trois enfants. Ce sont plus de cinq millions de foyers fiscaux qui devraient bénéficier d'une réduction en moyenne de 200 euros. Pour un célibataire ayant 1 700 euros de salaire net, cela représente un gain annuel de pouvoir d'achat de 190 euros. Pour un couple avec deux enfants gagnant 4 100 euros, cela représente 360 euros de baisse d'impôt. 

    Les retraités, «quels que soient leurs revenus bénéficieront à partir de 2017 d'un crédit d'impôt pour les services à la personne et l'emploi de salariés à domicile»,  Jusqu'alors, seuls les retraités imposables avaient droit à une réduction d'impôt pour les services à domicile. Cette mesure va bénéficier à 1,3 million de ménages et «représentera une aide supplémentaire d'un milliard d'euros.»

    par ailleurs, le taux d'impôt sur les sociétés serait abaissé  à 28% (soit le taux moyen en Europe) contre 33% actuellement - pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018. Ce taux sera généralisé «pour toutes les entreprises» d'ici à 2020.

    Le taux du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) sera aussi porté en 2017 de 6% à 7% pour les salaires allant jusqu'à 2,5 fois le Smic, a-t-il rappelé. Selon Bercy, cela représente un «allègement supplémentaire pour les entreprises de 3,3 milliards d'euros.»

    Un compte entrepreneur investisseur sera créé pour encourager au réinvestissement dans les jeunes entreprises. 

    Le Gouvernement indique que ces différentes mesures ne devraient pas empêcher le déficit de revenir en-dessous de 3 % du PIB en 2017.  Il a retenu un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) ce qui signifie de le diminuer par rapport à 2016 de 0,7 à 1 point en fonction de l'exécution en cours. Le Gouvernement au mois de mai prochain pourrait avoir quelques sueurs froides si la croissance n'est pas de retour. Le gouvernement tablait sur un taux de 1,7 % qui apparaît ambitieux.  

    mardi 6 septembre 2016

    Les prélèvements obligatoires flirtent toujours avec les 45 % du PIB

    Selon l'INSEE, les prélèvements obligatoires se sont élevés à  44,7 % du PIB contre 44,8 % en 2014 et 2013. Ils s'élevaient à 42,6 % en 20011. Ce taux était de 40,1 % en 1982.Les dépenses publiques sont également en léger recul. Elles sont passées de 57,3 à 57,0 % du PIB. la légère croissance de l'année dernière a aidé à ce recul. le PIB s'est accru de 1,3 % après trois années de stagnation. 

    La dette a progressé de 0,4 % du PIB en 2015 passant de 95,3 à 95,7 % du PIB.

    Dette des administrations publiques au sens de Maastricht en milliards d'euros et point de PIB
    (1) Au quatrième trimestre, le PIB utilisé pour exprimer la dette en point de PIB est le PIB annuel en données brutes. Cette mesure n'a pas de strict équivalent en cours d'année : elle est approximée par le cumul du PIB trimestriel en données corrigées deSource : Comptes nationaux - Base 2010, Insee
    Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee
    Intitulés2e trim 20143e trim 20144e trim 20141e trim 20152e trim 20153e trim 20154e trim 2015
    Dette en fin de trimestre (en Milliards d'€)2 036,72 044,02 040,32 091,92 107,92 105,72 096,9
    Dette en fin de trimestre (en point de PIB)(1)95,996,095,397,697,897,195,7

    Comptes nationaux annuels

    Principaux agrégats de Finances Publiques en point de PIB - mise à jour le 5 septembre 2016
    Intitulé20112012201320142015
    (1) Les dépenses/recettes hors cotisations sociales imputées, crédits d'impôts et capitalisation de la production pour emploi final propre peuvent permettre d'obtenir une mesure plus comparable entre pays compte tenu du périmètre variable des administrations publiques.
    (2) Dette au sens de Maastricht.
    (3) La dette nette des administrations publiques est définie comme la différence entre la dette au sens de Mastricht et les actifs exigibles (dépôts, crédits, titres de créance négociables) détenues par les administrations publiques sur des agents privés.
    (4) Hors cotisations sociales imputées et crédit d'impôts.
    Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee
    Dépenses55,9 %56,8 %57,0 %57,3 %57,0 %
    Dépenses hors éléments imputés (1)52,5 %53,4 %53,6 %53,5 %52,9 %
    Recettes50,8 %52,0 %52,9 %53,4 %53,5 %
    Recettes hors éléments imputés (1)47,5 %48,7 %49,6 %49,7 %49,7 %
    Déficit au sens de Maastricht-5,1 %-4,8 %-4,0 %-4,0 %-3,5 %
    Dette des administrations publiques (brute) (2)85,2 %89,6 %92,4 %95,3 %96,2 %
    Dette nette des administrations publiques (3)76,9 %80,6 %83,6 %86,5 %87,3 %
    Prélevements obligatoires (4)42,6 %43,8 %44,8 %44,8 %44,7 %
    dont au profit de l'Union Européenne0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %

    vendredi 2 septembre 2016


    Les taux d'intérêt bas sont une aubaine pour ceux qui empruntent ; en revanche, ils obligent les banques à chercher de nouvelles recettes. Philippe Crevel a été interrogé sur ce sujet dans le cadre du 20 heures de TF 1 '2 septembre 2016) A partir de 18 mn 30

    La baisse des taux incite les Français à renégocier leurs prêts à l'habitat


    Avec la baisse des taux d'intérêt, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers demeure vive. En juillet 2016, elle a été de  3,7 % comme en juin.
    La croissance des crédits à l’habitat est progresse de 3,3 %. Ce taux représente la variation des encours totaux, tous établissements confondus, et n’est donc pas impacté par l’ampleur des renégociations. Les renégociations représentent 44 % exactement de la production de nouveaux prêts à l'habitat. De fait, la baisse des taux d’intérêt se poursuit à un rythme soutenu pour les crédits à l’habitat à long terme à taux fixe (1,78 %, après 1,85 % en juin) et de façon encore plus marquée pour ceux à court terme et à taux variable (1,60 % en juillet, après 1,86 %).
    Par ailleurs, l’investissement en habitat locatif progresse dans le contexte de taux financiers très bas et des mesures d’encouragement fiscal : 12 % des crédits nouveaux à l’habitat ont pour motif un investissement locatif contre moins de 10 % il y a un an.
    Les crédits à la consommation restent dynamiques (+ 5,7 % en juillet, après + 5,9 % en juin). Les taux d’intérêt des crédits amortissables à la consommation ont baissé de près de 0,50 point depuis début 2016.
       

    Encours et taux de croissance annuel (données non cvs) 
    (Encours en milliards d'euros, taux de croissance en %)
     
           
      Encours brut      Taux de croissance annuel brut
      juil-16 mai-16juin-16juil-16
     Total1 078 3,83,73,7
             Habitat886 3,43,33,3
             Consommation156 5,95,95,7
             Autres35 5,33,74,3

    lundi 29 août 2016

    Les entreprises continuent à s'endetter

    Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières augmente légèrement en juillet 2016 de + 5,4 %, après + 5,2 % en juin. 

    Les crédits de trésorerie retrouvent en effet leur rythme normal d’augmentation (+ 9,4 % en glissement annuel fin juillet après un mois de juin plus faible.

    Concernant l’investissement, l’augmentation des crédits à l’équipement reste soutenue (+ 4,7 %, après + 4,9 %, celle des crédits immobiliers restant  stable, à + 3,5 %.

    Encours et taux de croissance annuel (données non cvs) 
    (Encours en milliards d'euros, taux de croissance en %)
      
     

    Encours brut
    Taux de croissance annuel brut

    juil-16
    mai-16
    juin-16
    juil-16
    Total
    906
    5,5
    5,2
    5,4
        Investissement
    626
    4,0
    4,3
    4,2
              Equipement
    369
    4,5
    4,9
    4,7
              Immobilier
    257
    3,3
    3,5
    3,5
        Trésorerie
    218
    9,7
    8,4
    9,4
        Autres
    62
    5,5
    3,4
    3,6
     

    vendredi 26 août 2016

    Confiance des ménages : les Français toujours entre deux eaux

    Malgré les événements du mois de juillet,  la confiance des ménages a progressé très légèrement au mois d'août. Selon l'INSEE, l'indicateur gagne 1 point et atteint 97 mars reste donc au-dessous de sa moyenne de longue période (100). En analysant les différents indicateurs de confiance des ménages, il apparaît clairement que ces derniers sont très attentistes. Ils ne souhaitent pas faire de gros achats. De même si les capacités à épargner semblent légèrement augmenter, l'envie de s'engager reste faible. En ce qui concerne leur prévision en matière de niveau de vie futur, le pessimisme l'emporte

    En août, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s'améliore nettement avec un gain  de 7 points et rejoint ainsi son niveau moyen de longue période. Le solde d'opinion sur leur situation financière future est stable pour le troisième mois consécutif ; il demeure inférieur à sa moyenne de longue période.

    Mais,  la proportion de ménages estimant qu'il est opportun de faire des achats importants diminue à nouveau en août (-3 points). Le solde correspondant se maintient néanmoins au-dessus de sa moyenne de long terme.

    Après trois mois de stabilité, le solde d'opinion des ménages sur leur capacité d'épargne actuelle augmente légèrement et passe ainsi au-dessus de son niveau moyen de longue période. Celui concernant leur capacité d'épargne future est quasi stable (+1 point), légèrement au-dessous de sa moyenne de long terme.

    En août, la proportion de ménages estimant qu'il est opportun d'épargner diminue légèrement (-2 points) et s'éloigne donc de sa moyenne de longue période.

    L'opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France se dégrade : le solde correspondant perd 4 points. Celui sur le niveau de vie passé est quasi stable (-1 point). Les deux soldes demeurent inférieurs à leur moyenne de long terme.

    Malgré la série de bons résultats concernant l'emploi, les Français ne croient pas à une amélioration durable. selon l'enquête de l'INSEE, après avoir atteint en mai et juin leur plus bas niveau depuis 2008, les craintes liées au chômage augmentent pour le deuxième mois consécutif (+8 points en août après +5 points en juillet). Le solde se situe désormais juste au-dessous de sa moyenne de longue période.


    Indicateur synthétique de confiance des ménages
    Indicateur synthétique de confiance des ménages

    mercredi 24 août 2016

    Un mois de juillet ensoleillé pour l'emploi en France

    Fin juillet 2016, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s’établit à 3 506 600 en recul de 0,5 % sur un mois soit -19 100 personnes. Ce nombre diminue sur trois mois de 0,1 % (soit –4 500 personnes) ; la baisse est de 1,2 % sur un an (–44 100 personnes).

    Sur trois mois, ce nombre augmente de 0,8 % pour les moins de 25 ans (–0,9 % sur un mois et –5,9 % sur un an), recule de 0,3 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans (–0,6 % sur un mois et –1,7 % sur un an) et de 0,2 % pour ceux âgés de 50 ans ou plus (–0,3 % sur un mois et +2,8 % sur un an).


    Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 5 442 100 fin juillet 2016. Ce nombre augmente sur trois mois de 0,8 % (soit +45 100 personnes) et progresse de 0,1 % sur un mois (+7 500 personnes) et de 0,7 % sur un an (+39 400 personnes). Sur trois mois, ce nombre augmente de 1,9 % pour les moins de 25 ans (+0,4 % sur un mois et –3,5 % sur un an), de 0,6 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans (stable sur un mois et +0,3 % sur un an) et de 1,0 % pour ceux âgés de 50 ans ou plus (+0,4 % sur un mois et +4,8 % sur un an).


    La baisse du nombre de demandeurs d’emploi est en phase avec les résultats du chômage mesuré par l’INSEE et des créations d’emploi au sein du secteur marchand.


    La baisse du chômage repose sur des facteurs positifs liés à la croissance et à des facteurs négatifs comme la baisse du taux d’activité. Des chômeurs ont cessé de chercher du travail par découragement et n’apparaissent plus dans les statistiques. Néanmoins, il faut souligner que les créations d’emploi dans le secteur marchand ont contribué à la décrue du chômage. Au deuxième trimestre de cette année, 24 000 créations d’emploi ont été enregistrés après 37 300 au premier trimestre. Sur un an, l’emploi s'accroît de 0,9 % soit +143 300. La France a ainsi connu son 5ème trimestre consécutif de créations nettes d’emplois pour le secteur marchand.

    Le programme de formation lancé par le Gouvernement commence à faire son effet. Ainsi, sur trois mois, les entrées en stage ont progressé de 66 % quand les reprises d’activité n’augmentent que de 3,3 %. Il est à noter que les radiations administratives sont de leur côté en hausse de 11 % toujours sur trois mois.

    La poursuite du processus de baisse du chômage dépendra de la croissance du second semestre. Si le taux de croissance arrive à atteindre 0,3 % sur les deux trimestres et avec le concours des emplois aidés et des formations, la courbe du chômage devrait rester orienter à la baisse.


    samedi 13 août 2016

    RCF : Philippe Crevel réagit aux derniers résultats de l'emploi marchand en France

    L’économiste Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne et de la société d’études et de conseils en stratégies économiques Lorello Ecodata a répondu aux quetions de Lena Bouillard au sujet des déreniers résultats de l'emploi marchand en France.  "La France depuis des années souffre d’un chômage important et là, les chiffres montrent qu’elle est capable de créer de l’emploi." Cependant, les chiffres sont inférieurs à ceux du premier trimestre, qui avait vu la création de 37 300 emplois dans le secteur marchant. Sur un an, l'économie française a créé, en tout, 143 300 nouveaux postes.




    Ecouter l'intervention de Philippe Crevel 

    vendredi 29 juillet 2016

    Consommation en berne

    En juin 2016, les dépenses de consommation des ménages en biens ont fortement diminué de 0,8 % en volume, comme en mai. La consommation de biens alimentaires, d'habillement et de biens durables augmente mais cette hausse ne compense pas la chute des dépenses en énergie. Sur l'ensemble du deuxième trimestre, la consommation des ménages en biens est stable (après +1,5 %) : les dépenses alimentaires reculent tandis que la consommation en gaz et électricité demeure soutenue.

    Coup de froid sur la croissance française

    Après avoir atteint 0,7 % au premier trimestre, la croissance du PIB, en France a été nulle au deuxième. C'est une déception car elle était attendue à 0,2 %.  voire 0,3 % La France a donc fait du surplace durant le printemps.  Le contexte économique international marqué par le ralentissement des émergents mais aussi les grèves liées à la loi Travail ont pesé sur l'activité. La France renoue ainsi avec une croissance en dents de scie qui avait été de mise ces dernières années, un mauvais trimestre succédant à un bon.
    Le moteur principal de la croissance, les dépenses de consommation des ménages, s'est enrayé (+0,0 %) après avoir connu une forte progression au 1er trimestre,  +1,2 % , tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale se replie (-0,4 % après +1,3 %).
    L'investissement en construction se remet à diminuer (-0,4 % après +0,4 %), ainsi que celui en produits manufacturés (-0,9 % après +3,5 %) et celui en services marchands (-0,2 % après +1,1 %).
    Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) stagne : sa contribution à l'évolution du PIB est nulle (après +1,0 point au premier trimestre).
    Les importations sont en repli (-1,3 % après +0,5 %) quand  les exportations baissent modérément (-0,3 %, comme au trimestre précédent). De ce fait,  le solde extérieur contribue positivement à l'évolution du PIB (+0,3 point, après -0,2 point). En revanche, le comportement de stockage des entreprises y contribue de nouveau négativement (-0,4 point, après -0,1 point).
    Au deuxième trimestre 2016, la production totale de biens et services baisse de 0,2 % après une hausse de 0,7 %. La production de biens manufacturés recule nettement de 1 point après  0,0 % du fait principalement de la chute de la production dans les raffineries, affectées par des mouvements sociaux en mai et juin. La production se replie également dans la construction (-0,6 % après +0,3 %). Dans les services marchands, elle se stabilise (0,0 % après +1,1 %) et dans l'énergie elle ralentit (+0,5 % après +1,0 %).
    La croissance française n'a pas réussi à maintenir le rythme du premier trimestre. Cela était attendu mais le freinage a été plus rapide que prévu. L'attentisme est la règle. Au cours du deuxième trimestre, la France a cessé de bénéficier de la chute des cours du pétrole. De ce fait, les ménages n'ont plus enregistré  de gains de pouvoir d'achat ce qui a pesé sur la consommation. Le retour en territoire négatif de l'investissement est évidemment une mauvaise nouvelle témoignant que les responsables des entreprises n'entrevoient pas d'amélioration durable de la conjoncture. Les capacités d'auto-alimentation de la croissance ne sont, en France, pas encore au rendez-vous. Le troisième trimestre qui intégrera la rentrée de septembre et la saison touristique devrait donner lieu à une petite croissance mais en-deçà des prévisions initiales. Elle pourrait se situer autour de 0,1 /0,2 %. Le troisième trimestre pourrait être marqué par le Brexit et par les attentats.
     L'objectif de croissance de 1,5 % reste néanmoins atteignable compte tenu de l'acquis du 1er trimestre.

    jeudi 28 juillet 2016

    Assurance-vie : Patrimoine TV

    Philipe Crevel, pour Patrimoine TV, a répondu aux questions d’ Isaure du Fretay pour Patrimoine TV KNEIP sur l'évolution des contrats d'assurance-vie 

    regarder la vidéo 

    mercredi 13 juillet 2016

    La France, deuxième en Europe pour les nuitées

    Selon l'INSEE, en 2015, dans l’Union européenne à 28, 2,8 milliards de nuitées  ont été consommées dans les hébergements touristiques collectifs. 
    L’Espagne devance la France, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni ; chacun de ces pays assure plus de 300 millions de nuitées. L’Espagne a dépassé la France en 2014.
    La France continue à perdre du terrain sur l'Espagne qui enregistre une croissance de 3,3 % pour ses nuitées contre 0,4 % pour la France. 
    Nuitées dans les hébergements collectifs en 2015 et évolution depuis 2012
    Nuitées 2015 (en millions)Évolution moyenne 2015/2012 (en %)Évolution 2015/2014 (en %)
    nd : non disponible.

    Union européenne à 282 7732,42,2
    Espagne4223,32,2
    France4110,42,0
    Italie3850,40,9
    Allemagne3792,71,7
    Royaume-Uni306ndnd
    Autriche1131,21,3
    Pays-Bas104ndnd
    Grèce966,00,5
    Croatie714,73,9
    Pologne714,73,4
    Portugal56ndnd
    Suède554,02,3
    Tchéquie473,04,9
    Belgique38ndnd
    En 2014, les hôtels réalisent les deux tiers des nuitées de l’UE, devant les campings et les autres hébergements collectifs de tourisme. La proportion est de 86 % au Portugal, 73 % en Allemagne, 72 % en Espagne et 50 % en France. C
     La Suède, les Pays-Bas et la France sont, eux, très tournés vers l’hôtellerie de plein air (respectivement 59 %, 56 % et 55 % des places-lits). Pour les hôtels, la France ne dispose que du 5e parc européen (1,3 million de places-lits), loin derrière l’Espagne (1,9 million). C
    Tous hébergements collectifs confondus, la France dispose de 5,1 millions de places-lits, devant le Royaume-Uni (4,9 millions), l’Italie (4,8 millions) et l’Espagne (3,5 millions). Ainsi, l’Espagne accueille plus de touristes avec moins de places, bénéficiant d’un climat plus propice à une fréquentation sur un calendrier plus étendu. 

    vendredi 8 juillet 2016

    Santé des entreprises : léger mieux


    Selon la Banque de France, à fin avril et en  cumul sur 12 mois, le nombre de défaillances s’élève à 60 566, soit une baisse de 5,1 % par rapport à avril 2015. Les secteurs dans lesquels les défaillances cumulées sur 12 mois diminuent le plus nettement sont la construction, l’industrie, le soutien aux entreprises, le transport, et le commerce et la réparation automobile
    .
    Les défaillances cumulées reculent pour l’ensemble des PME (-5,1 %), en particulier pour les microentreprises (-4,6 %), alors qu’elles augmentent pour le segment des ETI-grandes entreprises (+14,7 %), pour des volumes limités.

    Les encours de crédits associés aux défaillances représentent 0,4 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

    jeudi 30 juin 2016

    L'industrie française broie du noir !

    Le chiffre d'affaires de l'industrie manufacturière française a baissé de 1,2 % en avril faisant suite à une légère baisse en mars de 0,1 %.  Le recul est plus marqué qu'en mars à l'exportation (-1,6 % après -0,6 %). Dans l'ensemble de l'industrie, le chiffre d'affaires baisse plus modérément que dans le secteur manufacturier en avril (-0,7 %) grâce au rebond dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+1,7 %, après -1,2 % en mars).
    Au cours des trois derniers mois, le chiffre d'affaires se contracte dans l'industrie manufacturière (-1,6 %) et dans l'ensemble de l'industrie (-1,1 %). sans surprise, c'est  la cokéfaction et le raffinage qui se contracte le plus  (-11,1 %). mais les matériels de transport sont également en baisse (-3,4 %). Le recul est de moindre ampleur dans les autres industries (-0,7 %), les industries agro-alimentaires (-0,7 %) et les biens d'équipement (-0,5 %). En revanche, le chiffre d'affaires se redresse dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+1,2 % sur trois mois, après -1,3 % en mars).
    Sur un an, la tendance est négative. Le chiffre d'affaires des trois derniers mois recule dans l'industrie manufacturière, par rapport aux trois mêmes mois de l'année précédente (-1,6 %). Il baisse également dans l'ensemble de l'industrie (-1,3 %).
    C'est le secteur de la cokéfaction et raffinage qui se contracte le plus (-25,2 %). Il recule dans les autres industries (-0,7 %) et plus modérément dans les industries agro- alimentaires (-0,3 %) et les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (-0,4 %). En revanche, il croît dans les matériels de transport (+0,5 %) et les biens d'équipement (+0,6 %).
    Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière
    Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière